Frise chronologique
1538
Construction du corps principal
Construction du corps principal
1538 (≈ 1538)
Date gravée, attribuée aux prévôts Audren.
10 mai 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
10 mai 1926 (≈ 1926)
Protection de l’hôtel, hors parties classées.
29 décembre 1981
Classement partiel
Classement partiel
29 décembre 1981 (≈ 1981)
Façades, toitures, escalier et porte sculptée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel, sauf parties classées (cad. AN 115) : inscription par arrêté du 10 mai 1926 ; Les façades et les toitures, l'escalier à vis et la porte sculptée de la salle Est au rez-de-chaussée du corps de logis (cad. AN 115) : classement par arrêté du 29 décembre 1981
Personnages clés
| Simon Audren - Prévôt d’Étampes |
Possible commanditaire en 1538. |
| Guillaume Audren - Prévôt d’Étampes |
Possible commanditaire en 1538. |
| Anne de Pisseleu - Favorite de François Ier |
Nom associée à l’hôtel postérieurement. |
Origine et histoire
L’hôtel Anne de Pisseleu est un édifice emblématique situé à Étampes, dans le département de l’Essonne, en Île-de-France. Daté des XVe et XVIe siècles, il illustre la transition entre les styles architecturaux médiéval et Renaissance. Initialement nommé « Hôtel du Plateau », il fut ensuite associé à Anne de Pisseleu, favorite du roi François Ier, bien que sa construction en 1538 soit attribuée aux prévôts d’Étampes Simon ou Guillaume Audren, comme l’indique une inscription sur le bâtiment. Les corps secondaires ont été profondément remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles, mais conservent des éléments contemporains du corps principal, comme une porte et des fragments de portail.
L’hôtel a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 10 mai 1926, protégeant l’ensemble du bâtiment à l’exception des parties déjà classées. Un second arrêté, daté du 29 décembre 1981, a classé spécifiquement les façades, les toitures, un escalier à vis et une porte sculptée située dans la salle Est du rez-de-chaussée. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale de l’édifice, aujourd’hui propriété de la commune d’Étampes. Son adresse, répartie sur plusieurs rues (16 rue Sainte-Croix, 2 place de l’Hôtel-de-Ville et rue du Pain), reflète son intégration dans le tissu urbain historique de la ville.
Anciennement appelé « Maison d’Anne de Pisseleu », l’hôtel témoigne des liens entre Étampes et la cour royale au XVIe siècle, période où la ville jouait un rôle administratif et stratégique en Île-de-France. Les remaniements ultérieurs, bien que modifiant partiellement sa structure, n’ont pas altéré les éléments clés de son architecture d’origine. Aujourd’hui, le monument reste un exemple remarquable du patrimoine civil de la Renaissance française, accessible via la base Mérimée et ouvert à des usages publics potentiels, comme la location de salles ou des visites, bien que ces détails ne soient pas précisés dans les sources disponibles.