Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Hôtel Azémar, dit aussi Hôtel de Beaumont ou Hôtel de Teste à Avignon dans le Vaucluse

Hôtel Azémar, dit aussi Hôtel de Beaumont ou Hôtel de Teste

  • 14 Bis Rue de la Croix
  • 84000 Avignon
Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
11 Rue de la Croix 84000 Avignon

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1618-1619
Séjour de Richelieu
1685
Unification des maisons
1730
Litige et cession du passage
après 1740
Construction majeure par Joseph de Teste
1790s
Exil du propriétaire pendant la Révolution
14 décembre 1992
Classement monument historique
2013
Légs à la ville d’Avignon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures sur rue, sur cour intérieure et sur jardin ; sol et murs du jardin ; fontaine adossée au mur du fond du jardin ; sol caladé de la cour intérieure ; grand escalier et sa rampe en fer forgé ; petit escalier et sa rampe en fer forgé ; grand salon, petit salon et chambre sur rue au premier étage et petit cabinet d'études au deuxième étage (cad. DK 329) : classement par arrêté du 14 décembre 1992

Personnages clés

Armand du Plessis (futur cardinal de Richelieu) - Locataire en 1618-1619 Y rédigea son *Catéchisme de Luçon*.
Jacques de Beaumont - Chanoine et propriétaire initial Loueur de la maison à Richelieu.
Joseph-Dominique de Garcin - Propriétaire en 1730 Résolut le litige du passage.
Joseph de Teste - Commanditaire des travaux (post-1740) Unifia la façade, possible collaboration Franque.
Jean-Baptiste Franque - Architecte hypothétique Attribution non confirmée des plans.
Michèle Azémar - Dernière propriétaire privée Légua l’hôtel à Avignon en 2013.

Origine et histoire

L'Hôtel Azémar, aussi appelé Hôtel de Beaumont ou Hôtel de Teste, est un hôtel particulier situé au 9-11 rue de la Croix à Avignon. Construit au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, il résulte de la fusion de deux maisons adjacentes, initialement séparées par une impasse. La maison du no 9 appartenait à Jacques de Beaumont, chanoine de la collégiale Saint-Pierre, et fut louée en 1618 à Armand du Plessis, futur cardinal de Richelieu, pendant son exil avignonnais. Ce séjour, marqué par la présence de sa famille et de son secrétaire Michel le Masle, dura près d’un an et vit la rédaction de son Catéchisme du diocèse de Luçon.

En 1685, Julie de Cavaillon, veuve de Philippe de Bertrand de Pélicier, acquiert la maison du no 9 et unit les deux propriétés par un arceau au-dessus de l’impasse. En 1730, un conflit oppose Joseph-Dominique de Garcin, alors propriétaire, au chapitre de Saint-Agricol concernant la propriété du passage menant à la chapelle Sainte-Croix. Ce litige se résout par la cession du passage à Garcin et la vente de la chapelle au Mont-de-Piété. L’unification des façades et la construction majeure de l’hôtel sont attribuées à Joseph de Teste après 1740, bien que l’implication de l’architecte Jean-Baptiste Franque reste hypothétique, faute de documents.

Pendant la Révolution, l’hôtel est confisqué à François-Joseph de Teste, réfugié en Italie, avant d’être récupéré par sa famille au XIXe siècle. Il passe ensuite entre les mains de médecins avignonnais, dont le docteur Azémar qui le restaure. Légué à la ville d’Avignon en 2013 par Michèle Azémar, il est aujourd’hui en cours de transformation en musée d’art contemporain. Classé monument historique en 1992, il conserve des éléments remarquables comme ses escaliers en fer forgé, ses salons du XVIIIe siècle et son jardin avec fontaine.

L’histoire de l’hôtel est étroitement liée à des figures marquantes, dont Richelieu, dont le séjour en 1618-1619 reste un épisode célèbre, et les familles de Beaumont, Garcin, et Teste, qui en ont façonné l’identité architecturale et sociale. Son évolution reflète les bouleversements politiques et culturels d’Avignon, du XVIIe siècle à nos jours.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours