Construction du corps de logis XVIIe siècle (≈ 1750)
Partie centrale édifiée avec toit brisé.
XVIIIe siècle
Ajout des ailes et communs
Ajout des ailes et communs XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ailes asymétriques et avant-corps terrassé.
1930
Transformation en appartements
Transformation en appartements 1930 (≈ 1930)
Modifications par la famille Guyon de Montlivault.
27 juin 1946
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 27 juin 1946 (≈ 1946)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures : inscription par arrêté du 27 juin 1946
Personnages clés
Famille Bacot - Propriétaires initiaux
Marchands, commanditaires du XVIIe siècle.
Famille Guyon de Montlivault - Héritiers et transformateurs
Propriétaires depuis le XVIIIe, rénovations en 1930.
Origine et histoire de l'Hôtel Bacot de Romand
L’hôtel Bacot de Romand est un hôtel particulier emblématique du Vieux-Tours, construit au XVIIe siècle pour sa partie centrale, tandis que ses deux ailes et ses communs datent du XVIIIe siècle. Son architecture reflète cette double période, avec un corps de logis central flanqué d’ailes asymétriques de moindre hauteur. La façade nord, ornée de pilastres en bossages et d’un fronton décoré du monogramme des Bacot entouré de palmes, témoigne du prestige de cette famille de marchands. L’accès historique à la porte principale, située dans l’aile est, se faisait par un couloir aménagé au XVIIIe siècle dans un bâtiment voisin, illustrant les adaptations urbaines de l’époque.
L’hôtel a successivement appartenu à la famille Bacot, puis par héritage à la famille Guyon de Montlivault, qui le transforma en appartements vers 1930. Bien que sa distribution intérieure d’origine soit aujourd’hui irreconstructible, l’édifice conserve des éléments remarquables comme son toit à longs pans brisés, ses lucarnes, et un petit avant-corps couvert d’une terrasse, ajouté au XVIIIe siècle. Classé Monument Historique depuis le 27 juin 1946 (pour ses façades et toitures), il incarne l’évolution du patrimoine aristocratique et bourgeois tourangeau, entre fonction résidentielle et héritage architectural.
Situé aux 39 et 41 rue Émile-Zola, l’hôtel s’inscrit dans un quartier marqué par l’histoire commerciale et noble de Tours. Les Bacot, marchands aisés, y ont laissé leur empreinte à travers des détails symboliques comme le monogramme « M et LT » encore visible. La transformation en appartements au XXe siècle reflète les mutations sociales du patrimoine, tandis que son inscription au titre des monuments historiques en 1946 souligne sa valeur patrimoniale. Aujourd’hui, bien que fermé à la visite, il reste un témoignage tangible de l’urbanisme et de l’architecture des XVIIe et XVIIIe siècles en Touraine.