Origine et histoire de l'Hôtel Baschy-du-Cayla
L’hôtel Baschy-du-Cayla, situé 1 rue Embouque-d’Or à Montpellier (Hérault, Occitanie), est un hôtel particulier construit en 1755 à l’emplacement d’une maison du XVIe siècle. Sa façade sur rue, ornée d’une porte en plein cintre encadrée de refends et surmontée d’un balcon en fer forgé attribué à Bougues, s’inscrit dans le style architectural du XVIIIe siècle. Les baies à arcs surbaissés, dotées de clefs sculptées, et le porche avec son escalier à vis évidée – équipé d’ouvertures probablement destinées à un monte-plats – témoignent de son élégance fonctionnelle. La cour, encadrée par deux vestibules, mène à des façades intérieures contrastées : l’une, ornée de pilastres ioniques et corinthiens et couronnée d’un fronton, fait face à une autre, dépourvue de ces éléments.
L’hôtel a subi plusieurs campagnes de protection au titre des monuments historiques : une première inscription en 1944 (façade, toiture, porche et escalier), étendue en 1990 (façades sur cours, jardin, grand escalier et salle à manger aux gypseries), puis une protection intégrale en 2018. Acquis par la ville de Montpellier dans les années 1970, le bâtiment a abrité jusqu’en 2025 un centre de loisirs et une crèche municipale, avant d’être fermé pour cause de présence de plomb. Propriété communale, il doit désormais subir d’importants travaux.
L’histoire de l’hôtel remonte à 1636, lorsque Bertrand Delane, maçon, éleva un corps de bâtiment pour Philippe de Maussac. En 1755, François Baschy du Cayla, lieutenant, fit refondre la façade et aligner l’ensemble, donnant au lieu son aspect actuel. Le jardin arrière, avec son appartement en rez-de-chaussée ouvrant sur les extérieurs, complète cette composition en quadrilatère typique des hôtels particuliers montpelliérains. Les éléments protégés incluent aussi les gypseries de la salle à manger, reflétant le raffinement des intérieurs de l’époque.
Classé parmi les monuments historiques de Montpellier, l’hôtel Baschy-du-Cayla illustre l’évolution architecturale de la ville, entre héritage médiéval (escalier à vis) et innovations du XVIIIe siècle (pilastres classiques, fronton). Sa fermeture récente marque un tournant dans son histoire, avec un avenir incertain malgré son statut patrimonial. Les références à Mérimée et Structurae, ainsi que son adresse précise (1 rue Embouque-d’Or), en font un sujet d’étude pour les passionnés d’architecture et d’urbanisme en Occitanie.