Hôtel Bitault de la Raimberdière à Angers en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Bitault de la Raimberdière à Angers

  • 14 Rue Pocquet-de-Livonnières
  • 49000 Angers
Hôtel Bitault de la Raimberdière à Angers
Hôtel Bitault de la Raimberdière à Angers
Hôtel Bitault de la Raimberdière à Angers
Crédit photo : Lexou - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1571
Acquisition du jardin
1571-1589
Construction de l'hôtel
1589
Achèvement du pavillon
1747
Acquisition par la famille Pissonnet
XVIIe siècle
Modifications intérieures
Fin du XVIIIe siècle
Ajout du balcon
Début du XIXe siècle
Amputation de la propriété
1998
Restauration de l'hôtel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel en totalité (cad. BR 443) : inscription par arrêté du 4 juin 1998

Personnages clés

François Bitault de la Raimberdière Avocat et maire d'Angers, constructeur de l'hôtel.
Pierre Lechat Lieutenant général criminel au présidial, responsable des modifications au XVIIe siècle.
Famille Pissonnet de Bellefonds de Lancreau Propriétaire de l'hôtel pendant un siècle à partir de 1747.

Origine et histoire de l'Hôtel Bitault de la Raimberdière

L'hôtel dit de Lancrau est un hôtel particulier de la seconde Renaissance situé au cœur du quartier de l'hôtel de ville et des Halles à Angers. Il a été bâti entre 1571 et 1589 pour François Bitault de la Raimberdière, avocat et maire d'Angers, qui résidait déjà sur place lors de l'acquisition du jardin en 1571. L'édifice, reconstruit au troisième quart du XVIe siècle, est un exemple notable de la seconde Renaissance à Angers : il s'organise entre cour et jardin, présente un bel étage porté aujourd'hui au second niveau et se distingue par une sobriété décorative. Le pavillon gauche de la cour d'entrée porte la date de 1589 et semble constituer la phase la plus tardive ; il est seulement médiocrement articulé au corps principal. Le portail, les deux escaliers, deux cheminées — dont l'une, étudiée, dans la grande salle du premier étage — et plusieurs vantaux de portes datent également de cette période. La demeure passa ensuite entre les mains de grandes familles apparentées, notamment les Ayrault, Lechat et Boylesve. La cheminée de la grande salle du deuxième étage fut reconstruite au cours de la première moitié ou du milieu du XVIIe siècle, sous Pierre Lechat, sieur de la Touche, lieutenant général criminel au présidial. Des vestiges d'un décor peint récemment retrouvés sur les murs de la « chambre dorée » du premier étage du pavillon gauche sont rattachés à la même époque et ont été étudiés. En 1747, la famille Pissonnet de Bellefonds de Lancreau acquit l'hôtel et le conserva pendant un siècle, d'où l'appellation la plus connue de la demeure. C'est probablement à cette famille qu'il faut attribuer la mise en place des lambris de hauteur qui ornent la grande salle du premier étage. Un balcon portant le monogramme P et D fut ajouté au premier étage du pavillon gauche dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, l'arrière de la propriété fut amputé par le percement de la rue du Mail et la construction de l'hôtel du n° 77 : communs, terrasse, jardin et un corps de bâtiment à l'extrémité de la galerie, apparemment destiné aux domestiques, furent emportés ; d'autres communs attestés au XVIIIe siècle dans la partie droite de la cour d'entrée furent détruits à la même époque. Un immeuble du début du XXe siècle au n° 16 de la rue remplace une maison du XVIIIe siècle qui masquait, comme lui, le pavillon de 1589 et empiète sur la partie gauche de la cour. La demeure appartint ensuite longuement aux sœurs de Saint-Charles (de la seconde moitié du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle), période probable des dénaturations du rez-de-chaussée. La municipalité l'acquit ensuite pour y établir l'université du troisième âge. L'hôtel a été restauré vers 1998 lors de son inscription au titre des Monuments historiques ; la chute d'enduits a alors mis au jour des restes de baies en plein cintre sur l'élévation antérieure de l'escalier, témoignage d'un repentir de construction.

Liens externes