Frise chronologique
1900-1905
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1900-1905 (≈ 1903)
Édifié par Henri Aumas pour Auguste Bléteau.
11 février 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
11 février 1993 (≈ 1993)
Protection des façades, toitures et communs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel (cad. AB 149) ; façades et toitures de ses communs (cad. AB 153) : inscription par arrêté du 11 février 1993
Personnages clés
| Henri Aumas - Architecte |
Concepteur de l’hôtel Bléteau. |
| Auguste Bléteau - Commanditaire |
Docteur en droit, propriétaire initial. |
| Charles et Hippolyte Derré - Entrepreneurs |
Réalisateurs du gros œuvre. |
| Schuller - Céramiste |
Auteur des panneaux de faïence. |
| Jules Hervé-Mathé - Peintre |
Auteur d’un tableau conservé. |
Origine et histoire
L’hôtel Bléteau est un hôtel particulier édifié entre 1900 et 1905 par l’architecte Henri Aumas pour Auguste Bléteau, docteur en droit parisien. Situé au Grand-Lucé dans la Sarthe, il se distingue par son utilisation de pierre calcaire de Lavoux et de terres cuites vernissées de Sarreguemines. Les décors intérieurs, dont des panneaux de faïence signés Schuller, sont restés intacts, notamment dans le salon, le billard, le jardin d’hiver et la salle à manger. Le bâtiment illustre le savoir-faire artisanal de l’époque, avec un gros œuvre réalisé par l’entreprise Derré du Mans.
Depuis 1993, l’hôtel Bléteau et ses communs (façades et toitures) sont inscrits aux monuments historiques. Aujourd’hui, il abrite la mairie du Grand-Lucé et conserve un patrimoine artistique remarquable, comme un tableau de Jules Hervé-Mathé représentant des lavandières. Ce monument témoigne de l’architecture bourgeoise du début du XXe siècle, mêlant matériaux nobles et décors raffinés, tout en servant de lieu institutionnel pour la commune.
L’édifice s’inscrit dans un contexte régional marqué par une tradition de construction en pierre locale, comme en attestent les choix de matériaux (Lavoux pour la pierre, Sarreguemines pour les céramiques). Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour ses décors intérieurs préservés. La transformation en mairie a permis sa conservation, tout en l’ancrant dans la vie quotidienne des habitants du Grand-Lucé.