Frise chronologique
1826
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1826 (≈ 1826)
Édifié par Jules de Joly pour René Bony.
1927
Première inscription
Première inscription
1927 (≈ 1927)
Façades, escalier et salon protégés.
8 avril 1976
Classement partiel
Classement partiel
8 avril 1976 (≈ 1976)
Décret de protection des éléments intérieurs.
15 juillet 1986
Inscription de la grille
Inscription de la grille
15 juillet 1986 (≈ 1986)
Grille en fer forgé protégée.
début 2024
Occupation par Morning
Occupation par Morning
début 2024 (≈ 2024)
Entreprise française installée dans l'hôtel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel (cad. 09 : 03 AX 123) : classement par décret du 8 avril 1976 ; Grille de l'hôtel : inscription par arrêté du 15 juillet 1986
Personnages clés
| Jules de Joly - Architecte |
Concepteur de l’hôtel en 1826. |
| René Bony - Commanditaire |
Entrepreneur de travaux publics, propriétaire initial. |
| Édouard Mortier, duc de Trévise - Habitant illustre |
Maréchal ayant résidé dans l’hôtel. |
Origine et histoire
L’hôtel Bony est un hôtel particulier édifié en 1826 par l’architecte Jules de Joly pour René Bony, entrepreneur de travaux publics. Situé au 32 rue de Trévise dans le 9e arrondissement de Paris, il incarne le style Charles X, avec une structure sur trois étages. Ses façades, son escalier orné de motifs Premier Empire, et son grand salon de style Révolution sont inscrits aux monuments historiques depuis 1927. L’entrée sur cour, visible depuis la rue Bleue, et la façade sur jardin, accessible par la rue de Trévise, soulignent son élégance architecturale.
L’hôtel a ensuite été habité par le maréchal Édouard Mortier, duc de Trévise, avant d’être partiellement classé en 1976 (façades, escalier, salon) et d’y voir sa grille inscrite en 1986. En 2024, il est occupé par l’entreprise française Morning, marquant une transition entre patrimoine historique et usage contemporain. Son histoire reflète les mutations sociales et urbaines de Paris au XIXe siècle, entre aristocratie, militaire et monde des affaires.
La protection du monument s’étend à des éléments précis : l’hôtel lui-même (classé en 1976) et sa grille en fer forgé (inscrite en 1986). Ces mesures préservent un témoignage rare de l’architecture privée parisienne sous la monarchie de Juillet, période où le 9e arrondissement se transformait sous l’impulsion des entrepreneurs et des élites. Les sources, comme Monumentum et Wikipédia, confirment son statut de propriété privée, tout en soulignant son ouverture partielle au public via ses façades emblématiques.