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Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon

    49 Rue de la Préfecture21000 Dijon
Propriété du département
Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon
Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon
Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon
Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon
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Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon
Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon
Hôtel Bouhier de Lantenay à Dijon
Crédit photo : Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1638
Assassinat de Pierre Baillet
1756–1760
Construction par Bénigne Bouhier
5 juin 1760
Installation du Saint-Sacrement
10 juin 1760
Décès de Bénigne Bouhier
3 juillet 1760
Construction du portail
1781
Achat par les États de Bourgogne
1782–1785
Aménagements intérieurs
1790
Suppression de l’Intendance
7 mai 1800
Visite de Bonaparte
1800
Devenu préfecture
1811
Cession au département
1899–1912
Extensions préfecturales
21 novembre 1925
Inscription MH
24 avril 1937
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'hôtel (à l'exception des parties classées) : inscription par arrêté du 21 novembre 1925 - Façades et toitures : classement par arrêté du 24 avril 1937

Personnages clés

Bénigne Bouhier - Seigneur et brigadier des armées du Roi Commanditaire et premier propriétaire (1756–1760).
Nicolas Lenoir dit Le Romain - Architecte Concepteur de l’hôtel, élève de Blondel.
Bénigne Bouhier de Lantenay - Fils du commanditaire, président au parlement Héritier, vend l’hôtel en 1781.
Charles-Henri de Feydeau de Brou - Intendant de Bourgogne (1754–1802) Opposant à l’achat par les États.
Charles-Joseph Le Jolivet - Architecte des États de Bourgogne Responsable des aménagements (1782–1785).
Bonaparte - Premier Consul Y séjourne en 1800 avant son arrêté.
Pierre Baillet - Président au parlement de Bourgogne Victime d’un assassinat en 1638 sur place.
Philippe Giroux - Président au parlement, assassin Auteur du meurtre de Baillet en 1638.

Origine et histoire de l'Hôtel Bouhier de Lantenay

L’hôtel Bouhier de Lantenay est un hôtel particulier construit à Dijon dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il remplace un ancien édifice, l’hôtel de Brion, datant du XVIIe siècle, où eut lieu en 1638 l’assassinat du président Pierre Baillet par Philippe Giroux. Ce lieu, l’une des plus vastes propriétés non religieuses de la ville, fut loué aux élus du clergé et de la noblesse avant sa destruction pour laisser place à la nouvelle construction.

En 1756, Bénigne Bouhier, seigneur et brigadier des armées du Roi, hérite d’un legs lui permettant d’acquérir le terrain. Il confie la conception à l’architecte parisien Nicolas Lenoir, dit Le Romain, élève de Blondel et fraîchement revenu de Rome. Les travaux, débutés en 1756, avancent rapidement : en 1760, le Saint-Sacrement est installé dans la chapelle, mais Bénigne Bouhier décède cinq semaines après emménager. Son fils, Bénigne Bouhier de Lantenay, achève le portail en 1760 et loue l’hôtel en appartements après la mort de sa mère en 1770.

En 1781, les États de Bourgogne achètent l’hôtel pour 150 000 livres afin d’y installer l’Intendance, jusqu’alors logée dans l’abbaye Saint-Bénigne. L’architecte Charles-Joseph Le Jolivet supervise les aménagements (1782–1785) pour adapter les lieux aux besoins administratifs et représentatifs, malgré les tensions avec l’intendant Feydeau de Brou. Les armoiries des Bouhier, surmontant le portail, sont remplacées en 1788 par celles de la province.

La Révolution supprime l’Intendance en 1790, laissant l’hôtel inoccupé. Il sert tour à tour de stockage militaire, de projet de musée pour la Commission des Arts, ou d’hébergement pour Bonaparte en 1800. Cette visite consacre son affectation définitive : un arrêté consulaire de 1800 en fait le siège de la préfecture, officialisé par une cession au département en 1811. Des extensions (1899–1912) complètent depuis l’ensemble.

Classé Monument Historique en 1925 (inscription) puis 1937 (façades et toitures), l’hôtel allie néo-classicisme naissant et fonction administrative. Son plan concave, inspiré des hôtels parisiens comme l’hôtel de Rohan-Soubise, comprend un corps de logis encadré de communs, une cour d’honneur symétrique d’un jardin à l’ouest, et des intérieurs organisés autour d’un vestibule à péristyle. L’avant-corps central, autrefois surmonté d’une coupole, et les garde-corps en fer forgé témoignent de l’influence romaine de Lenoir.

Aujourd’hui préfecture de Côte-d’Or et de Bourgogne-Franche-Comté, l’hôtel conserve sa double vocation : symbole du pouvoir local et patrimoine architectural majeur de Dijon, illustrant l’urbanité des élites bourguignonnes au siècle des Lumières.

Devenir actuel

Il sert de préfecture au département de la Côte-d'Or et à la région Bourgogne.

Liens externes

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