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Hôtel Boyer-Fonfrède à Bordeaux en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Boyer-Fonfrède à Bordeaux

  • 1 Cours du Chapeau-Rouge
  • 33000 Bordeaux
Hôtel Boyer-Fonfrède à Bordeaux
Hôtel Boyer-Fonfrède à Bordeaux
Crédit photo : William Ellison - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
33000 Bordeaux, 1 Cours du Chapeau-Rouge

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1773
Cession du glacis du château Trompette
1774-1778
Construction de l'hôtel
8 février 1963
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures sur rue ; le vestibule ; l'escalier ; les trois pièces ornées d'un ensemble de boiseries Louis XVI se trouvant au premier étage, chez M. Rivel (cad. E 170) : inscription par arrêté du 8 février 1963

Personnages clés

Victor Louis - Architecte Conçoit l'hôtel et l'îlot Louis.
Pierre Boyer-Fonfrède - Commanditaire et propriétaire Négociant bordelais ayant financé la construction.
Louis XV - Roi de France Cède les terrains pour l'îlot Louis.
Joseph II - Empereur germanique Admire l'escalier lors d'une visite.

Origine et histoire de l'Hôtel Boyer-Fonfrède

L'hôtel Boyer-Fonfrède, aussi appelé hôtel Fonfrède, est un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé au 1, cours du Chapeau-Rouge à Bordeaux. Construit entre 1774 et 1778 par l'architecte Victor Louis, il est réputé pour son escalier en spirale sans appui, considéré comme un chef-d’œuvre de stéréotomie. Ce monument fait partie de l'îlot Louis, un ensemble immobilier créé pour financer la construction du Grand-Théâtre de Bordeaux.

L'îlot Louis est né en 1773 lorsque Louis XV cède à la ville une partie du glacis du château Trompette. Les terrains sont vendus aux familles les plus riches, dont Pierre Boyer-Fonfrède, un négociant bordelais propriétaire de plantations et d’esclaves dans les colonies. Il confie à Victor Louis, architecte du Grand-Théâtre, la réalisation de son hôtel particulier, situé à un angle privilégié de l'îlot, donnant sur la Garonne.

La façade de l'hôtel suit un programme architectural uniforme imposé par un arrêté du Conseil d’État de 1730, exigeant des maisons à façades alignées le long du port. L’intérieur s’organise autour d’un vestibule voûté en berceau, décoré de caissons à rosette, et d’un escalier monumental qui a marqué les esprits, comme celui de l’empereur germanique Joseph II lors de sa visite. Depuis 1963, les façades, le vestibule, l’escalier et trois pièces du premier étage sont inscrits aux monuments historiques.

Aujourd’hui, les étages de l’hôtel sont divisés en appartements privés, tandis que le rez-de-chaussée abrite des boutiques et la maison de l’Europe de Bordeaux. L’édifice témoigne du faste architectural bordelais du XVIIIe siècle, lié à l’enrichissement de la bourgeoisie négociante, notamment grâce au commerce colonial.

Les éléments protégés incluent les façades et toitures sur rue, le vestibule, l’escalier, ainsi que trois pièces du premier étage ornées de boiseries Louis XVI. Ces protections soulignent la valeur patrimoniale d’un bâtiment emblématique de l’urbanisme et de l’architecture bordelaise sous Louis XVI.

Liens externes

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