Frise chronologique
1781
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1781 (≈ 1781)
Bâti par Brongniart pour son usage.
1793
Première vente
Première vente
1793 (≈ 1793)
Vendu par les héritiers Brongniart.
29 mars 1926
Classement partiel
Classement partiel
29 mars 1926 (≈ 1926)
Façade inscrite aux Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur le boulevard : inscription par arrêté du 29 mars 1926
Personnages clés
| Alexandre-Théodore Brongniart - Architecte et premier propriétaire |
Conçoit l’hôtel pour lui-même. |
| Louise-Théodore Brongniart - Fille de l’architecte |
Héritière initiale avec son époux. |
| André-Joseph Abrial - Jurisconsulte et pair de France |
Propriétaire jusqu’en 1828. |
| Gabrielle-Jeanne Calon de Luppé - Vicomtesse, propriétaire en 1881 |
Donne son nom alternatif à l’hôtel. |
Origine et histoire
L’hôtel Brongniart, aussi appelé hôtel de Luppé, est un hôtel particulier édifié en 1781 par l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart pour son usage personnel. Situé à l’angle du boulevard des Invalides et de la rue Oudinot (7e arrondissement), il se distingue par son péristyle à six colonnes doriques et une entrée ornée de mascarons en forme de têtes de renard. À l’origine, le bâtiment ne comptait que trois niveaux (rez-de-chaussée, entresol, premier étage), avant d’être surélevé ultérieurement.
L’hôtel change plusieurs fois de mains après sa construction. Brongniart l’offre à sa fille Louise-Théodore et à son gendre Naval de Saint-Aubin, qui le vendent en 1793. Il passe ensuite entre les mains du jurisconsulte André-Joseph Abrial (mort en 1828), puis de son fils, l’homme politique André Pierre Étienne Abrial, avant d’être cédé à la famille Sénac. En 1881, la vicomtesse Gabrielle-Jeanne Calon de Luppé en devient propriétaire, suivie en 1912 par la marquise de Rosanbo. En 1948, le fils de cette dernière le vend à la Cainagod, et l’hôtel reste depuis une propriété privée.
La façade sur le boulevard des Invalides, caractéristique du style néoclassique, est inscrite aux Monuments historiques depuis le 29 mars 1926. Le bâtiment voisin, l’hôtel de Montmorin (27 rue Oudinot), également daté de 1781, abrite aujourd’hui le ministère des Outre-mer. Les deux édifices partagent une histoire architecturale liée, Brongniart ayant remanié les façades sur cour de l’hôtel de Montmorin.
L’entrée principale, située au 22 rue Oudinot, se compose de deux portails surmontés d’œils-de-bœuf et de mascarons. Malgré ses transformations (ajout de deux niveaux), l’hôtel conserve des éléments originels remarquables, témoignant du savoir-faire de son architecte. Aucune visite publique n’est autorisée, le lieu restant une résidence privée.