Frise chronologique
1613
Acquisition par Claude de Bullion
Acquisition par Claude de Bullion
1613 (≈ 1613)
Achat de l’hôtel entre rue du Coq-Héron et rue Plâtrière.
1614
Agrandissement par Salomon de Brosse
Agrandissement par Salomon de Brosse
1614 (≈ 1614)
Travaux d’extension de l’hôtel particulier.
1844
Installation de la Caisse d’épargne
Installation de la Caisse d’épargne
1844 (≈ 1844)
Deviens siège historique de la banque.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XIXe siècle (≈ 1865)
Percement de la rue du Louvre.
24 mars 1925
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 mars 1925 (≈ 1925)
Protection du bâtiment restant.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Claude de Bullion - Surintendant des Finances sous Louis XIII |
Propriétaire et commanditaire de l’hôtel. |
| Salomon de Brosse - Architecte |
Agrandit l’hôtel en 1614. |
| Alexandre Joseph Paillet - Commissaire-priseur |
Organisa des ventes aux enchères. |
Origine et histoire
L’hôtel Bullion, aussi appelé hôtel Thoinard (ou Thoynard), est un vestige du XVIIe siècle situé au 9 rue Coq-Héron, à l’angle de la rue du Louvre, dans le 1er arrondissement de Paris. À l’origine, il s’agissait d’un hôtel particulier construit pour Claude de Bullion, surintendant des Finances sous Louis XIII, puis remanié au XVIIIe siècle. Il ne reste aujourd’hui qu’une petite partie de l’édifice initial, l’ancien hôtel ayant été partiellement détruit lors du percement de la rue du Louvre au XIXe siècle.
Jusqu’au Premier Empire, l’hôtel Bullion servait de salle de ventes aux enchères, où Alexandre Joseph Paillet organisa certaines de ses plus célèbres adjudications. En 1844, il devint le siège de la Caisse d’épargne et de Prévoyance de Paris, fondée en 1818, et est aujourd’hui considéré comme son « siège historique ». Le bâtiment avait auparavant abrité la Compagnie royale d’assurances, située au 104 rue de Richelieu.
L’hôtel Bullion tire son nom de Claude de Bullion, qui l’acquit en 1613 entre les rues du Coq-Héron et Plâtrière (actuelle rue Jean-Jacques-Rousseau). Salomon de Brosse l’agrandit en 1614, avant que divers aménagements ne soient réalisés ultérieurement. L’édifice fut partiellement démoli lors des transformations urbaines du XIXe siècle, et ce qui en subsiste fut inscrit aux monuments historiques le 24 mars 1925.