Construction sous Claude-Antoine Buson 1594–1621 (≈ 1608)
Période de co-gouvernance et édification de l’hôtel.
XIXe siècle
Transformation en boutiques
Transformation en boutiques XIXe siècle (≈ 1865)
Rez-de-chaussée modifié pour usages commerciaux.
30 septembre 1937
Classement partiel MH
Classement partiel MH 30 septembre 1937 (≈ 1937)
Façade et toiture inscrites aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue et le pan de couverture qui la surmonte : inscription par arrêté du 30 septembre 1937
Personnages clés
Claude-Antoine Buson - Seigneur d’Auxon et co-gouverneur
Commanditaire présumé de l’hôtel entre 1594 et 1621.
Comte d’Udressier - Propriétaire au XIXe siècle
Médecin et naturaliste, président de la Société d’Emulation.
Origine et histoire
L’hôtel Buson d’Auxon, situé au 5 rue des Granges dans le secteur historique de La Boucle à Besançon, est un exemple emblématique d’architecture Renaissance civile. Construit entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, il se distingue par sa façade en pierre de taille, ses pilastres doriques et ioniques, ainsi que par un cartouche portant la devise latine Aut perfice, aut ne tentes (« Achève ou ne commence pas »). À l’origine, ce cartouche était accompagné des armoiries des Buson, martelées lors de la Révolution française. L’édifice, organisé autour d’une cour centrale, repose sur un sous-sol voûté en berceau et conserve deux passages cochers en enfilade.
L’hôtel fut édifié pour Claude-Antoine Buson, seigneur d’Auxon, co-gouverneur de Besançon entre 1594 et 1621, puis conseiller au parlement de Dole. La propriété changea de mains aux XVIIIe et XIXe siècles, passant notamment aux familles Masson d’Anthume et d’Udressier, cette dernière comptant un médecin et naturaliste influent. Au XIXe siècle, le rez-de-chaussée fut transformé en boutiques, altérant partiellement son aspect d’origine, bien que des éléments intérieurs (lambris Louis XV, cheminée en pierre) aient subsisté dans l’une d’elles jusqu’aux années 1930. La façade sur rue et sa toiture furent classées monuments historiques en 1937.
L’attribution du décor sculpté à Hugues le Rupt, souvent évoquée, reste hypothétique faute de preuves tangibles. Les bâtiments arrière, visibles sur le cadastre de 1833, ont depuis disparu, tandis qu’une extension commerciale ultérieure a partiellement encombré la cour centrale. Au XXIe siècle, des restaurations ont permis de retrouver certaines ouvertures d’origine sur la façade. L’hôtel illustre ainsi les mutations urbaines et architecturales de Besançon, entre patrimoine Renaissance et adaptations modernes.