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Hôtel Chéret - Paris 10ème à Paris 1er dans Paris 10ème

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel Chéret - Paris 10ème

    30 Rue du Faubourg-Poissonnière
    75010 Paris 10e Arrondissement
Propriété privée
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Hôtel Chéret - Paris 10ème
Crédit photo : VVVCFFrance - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1772
Acquisition du terrain
1773-1778
Construction de l’hôtel
1779
Faillite de Jean-François Caron
1802
Mariage du général Ney
1872
Disparition du jardin
1927
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades sur rue et sur cour du pavillon d'entrée, et la façade au fond de la cour : inscription par arrêté du 26 octobre 1927

Personnages clés

Claude-Martin Goupy - Architecte et spéculateur Acheteur initial du terrain en 1772.
Nicolas Lenoir - Architecte Concepteur des plans initiaux de l’hôtel.
Jean-François Caron - Trésorier de l’ordre du Saint-Esprit Propriétaire incarcéré pour faillite en 1779.
François-Nicolas Lenormand - Propriétaire et trésorier Agrandit l’hôtel après 1779.
Marie-Louise O'Murphy - Veuve de Lenormand Résida dans l’hôtel jusqu’en 1795.
Louis-Jean-Baptiste Chéret - Propriétaire et locataire Loua l’hôtel au général Ney en 1802.
Général Ney - Locataire et militaire Y célébra son mariage en 1802.
Jacques Collombet - Ingénieur et futur général Travailla dans l’hôtel en 1942.

Origine et histoire

L’hôtel Chéret, également appelé hôtel Benoît de Sainte-Paulle, est un hôtel particulier construit entre 1773 et 1778 sur les plans de l’architecte Nicolas Lenoir, sur un terrain acquis en 1772 par Claude-Martin Goupy, architecte et spéculateur immobilier. Ce terrain, anciennement occupé par des jardins maraîchers, fut nivelé pour compenser une différence de hauteur de 1,5 à 2 mètres avec les rues environnantes. Revendu en 1776 à Jean-François Caron, trésorier de l’ordre du Saint-Esprit, l’hôtel fut agrandi par l’architecte Antoine-François Peyre avant que Caron, incarcéré pour faillite frauduleuse en 1779, ne le cède à François-Nicolas Lenormand, qui y apporta de nouvelles modifications.

Après la mort de Lenormand en 1783, sa veuve, Marie-Louise O'Murphy, continua d’y résider avec leur fille jusqu’en 1795, date à laquelle l’hôtel fut vendu à Louis-Jean-Baptiste Chéret. Ce dernier le loua au général Ney, qui y célébra son mariage en 1802. L’hôtel changea ensuite plusieurs fois de mains, notamment en 1820, quand Chéret le revendit au banquier Jonas-Philip Hagerman. Au fil du XIXe siècle, son jardin fut progressivement réduit, disparaissant entièrement en 1872. Les façades sur rue et sur cour, ainsi que celle du fond de la cour, furent inscrites aux monuments historiques en 1927.

Au XXe siècle, l’hôtel abritera le bureau d’études des usines Farman pendant la Seconde Guerre mondiale, employant notamment le futur général Jacques Collombet. Après 1946, il fut utilisé par Air France, puis racheté par la Ville de Paris pour être transformé en logements sociaux. Son architecture, typique des hôtels particuliers parisiens, comprend un corps de bâtiment principal encadré de deux ailes, un perron à colonnes ioniques, et une cour profonde de 45 mètres, reflétant le faste du XVIIIe siècle.

Le jardin d’origine, aujourd’hui disparu, s’étendait sur près de 100 mètres jusqu’à la rue d’Hauteville et comportait une cuvette en pente douce, vestige du nivellement du terrain marécageux. Les modifications successives, comme l’ajout d’une toiture mansardée au XIXe siècle, témoignent des adaptations de l’hôtel aux besoins de ses propriétaires, mêlant héritage aristocratique et usages modernes.

Liens externes