Hôtel Chevanney à Besançon dans le Doubs

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Chevanney à Besançon

  • 11 Grande Rue
  • 25000 Besançon
Hôtel Chevanney à Besançon
Hôtel Chevanney à Besançon
Hôtel Chevanney à Besançon
Crédit photo : Wikipedro - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1582
Construction initiale
Fin du XVIe siècle ou début du XVIIe siècle
Façade du passage
1716
Changement de propriété
Vers 1730
Travaux majeurs
1732
Achèvement des travaux
1983
Restauration des bossages
Fin du XIXe siècle
Surélévation et extensions
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La façade sur rue (rez-de-chaussée et premier étage) : inscription par arrêté du 30 septembre 1937

Personnages clés

Jean Chevanney des Daniel Propriétaire initial de l'hôtel, ayant commandé sa construction.
Louise Vauldret Épouse de Jean Chevanney des Daniel, mentionnée sur la façade.
Hugues Sambin Architecte potentiellement responsable du décor de la façade.
Étienne-Joseph de Mongenet Conseiller au parlement, propriétaire au XVIIIe siècle.
Marie-Caroline Chevanney des Daniel Héritière ayant transmis l'hôtel à la famille Mongenet.
Jean-Pierre Galezot Architecte ayant dirigé les travaux de surélévation au XVIIIe siècle.
Nicolas Nicole Serrurier et futur architecte ayant travaillé sur les finitions en 1732.

Origine et histoire de l'Hôtel Chevanney

L'hôtel Chevanney est un hôtel particulier situé au 11 Grande‑Rue, dans le secteur de La Boucle à Besançon (Doubs). Sa façade sur la rue est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 30 septembre 1937. L'édifice a été bâti en 1582 pour Jean Chevanney des Daniel et sa femme Louise Vauldret ; la date, les armoiries et les monogrammes JC et LV se lisent sur une pierre de taille en remploi sur la façade antérieure du logis secondaire. L'accès principal sur la Grande‑Rue se fait par une porte de couloir plutôt que par une porte cochère, et l'hôtel possédait une entrée secondaire donnant sur la place du Marché (actuelle place de la Révolution) : un long passage cocher, partiellement voûté et aujourd'hui obturé, qui menait à la cour intérieure. La façade signalant ce passage est datable de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe siècle ; elle apparaissait encore sur le cadastre de 1833 avant d'être en partie occupée par une boutique. En raison du décor de sa façade principale et de deux inscriptions latines — gravées sur la porte du couloir « Dieu donne à qui il veut » et sous les armoiries « Mon Dieu ne dédaignez pas un coeur contrit et humilié » — l'hôtel a été attribué à l'architecte Hugues Sambin, actif à la même époque sur le second corps de l'hôtel de ville. L'édifice passa par héritage à la famille Mongenet au XVIIIe siècle, par le mariage en 1716 de Marie‑Caroline Chevanney des Daniel avec Étienne‑Joseph de Mongenet, conseiller au parlement, décédé en 1760. Vers 1730, Étienne‑Joseph de Mongenet fit entreprendre d'importants travaux, vraisemblablement sous la direction de l'architecte Jean‑Pierre Galezot, qui est mentionné comme créancier dans l'inventaire après décès ; ces travaux comprennent la surélévation à l'identique du logis sur rue — qui passe d'un à deux étages — la construction d'un logis secondaire parallèle sur cour et l'édification d'un escalier à cage ouverte reliant les deux corps, remplaçant probablement un escalier extérieur. Les travaux semblent avoir été achevés vers 1732, comme l'atteste un marché de serrurerie passé le 10 mars 1732 à Nicolas Nicole, alors serrurier et futur architecte. À la fin du XIXe siècle, l'hôtel a été de nouveau surélevé d'un étage à l'identique, avec suppression du grand avant‑toit qui protégeait la façade sur rue ; une aile d'extension a été construite à gauche de la cour et des coursières ont été ajoutées sur la face postérieure du logis principal. En 1983, les bossages des baies du rez‑de‑chaussée sur rue, à droite du couloir, endommagés, ont été refaits à l'identique. Le bâtiment sur rue est en pierre de taille ; sa façade est rythmée par des frontons en arc de cercle et triangulaires, tandis que la façade sur cour porte les gravures des armoiries de Jean Chevanney et de Louise Vauldret ainsi que les deux inscriptions latines déjà citées.

Liens externes