Frise chronologique
1582
Construction initiale
Construction initiale
1582 (≈ 1582)
Bâti pour Jean Chevanney des Daniel.
vers 1730
Travaux majeurs
Travaux majeurs
vers 1730 (≈ 1730)
Surélévation et réaménagement par Galezot.
1732
Fin des travaux
Fin des travaux
1732 (≈ 1732)
Marché de serrurerie signé avec Nicolas Nicole.
XIXe siècle
Nouvelle surélévation
Nouvelle surélévation
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d’un étage et modifications.
30 septembre 1937
Classement partiel
Classement partiel
30 septembre 1937 (≈ 1937)
Façade sur rue inscrite aux monuments historiques.
1983
Restauration des bossages
Restauration des bossages
1983 (≈ 1983)
Reprise à l’identique du rez-de-chaussée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue (rez-de-chaussée et premier étage) : inscription par arrêté du 30 septembre 1937
Personnages clés
| Jean Chevanney des Daniel - Commanditaire initial |
Propriétaire et bâtisseur en 1582. |
| Louise Vauldret - Épouse de Jean Chevanney |
Armoiries gravées sur la façade. |
| Hugues Sambin - Architecte attribué |
Auteur présumé de la conception Renaissance. |
| Étienne-Joseph de Mongenet - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Commanditaire des travaux de 1730. |
| Jean-Pierre Galezot - Architecte des transformations |
Dirige les travaux vers 1730. |
| Nicolas Nicole - Serrurier puis architecte |
Auteur des ferronneries en 1732. |
Origine et histoire
L’hôtel Chevanney, situé au 11 Grande-Rue à Besançon, est un hôtel particulier dont la construction initiale remonte à 1582 pour Jean Chevanney des Daniel et son épouse Louise Vauldret. La façade sur rue, en pierre de taille, est ornée de leurs armoiries et de deux inscriptions latines : « Dieu donne à qui il veut » et « Mon Dieu ne dédaignez pas un cœur contrit et humilié ». L’édifice, attribué à l’architecte Hugues Sambin, combine des éléments Renaissance et des transformations ultérieures.
Vers 1730, sous la direction probable de l’architecte Jean-Pierre Galezot, l’hôtel subit d’importants travaux pour Étienne-Joseph de Mongenet, gendre des Chevanney. Ces aménagements incluent la surélévation d’un étage sur le logis principal, la construction d’un logis secondaire en L autour de la cour, et l’ajout d’un escalier à cage ouverte avec une rampe en ferronnerie. Les travaux, achevés vers 1732, modernisent l’ensemble tout en conservant des structures anciennes comme les caves voûtées et le passage cocher.
Au XIXe siècle, le bâtiment est à nouveau surélevé d’un étage, supprimant l’avant-toit d’origine. Une aile est ajoutée à gauche de la cour, et des coursières sont apposées sur la façade postérieure. La façade sur rue, caractérisée par des frontons triangulaires et en arc de cercle, est classée monument historique en 1937. En 1983, les bossages du rez-de-chaussée, endommagés, sont restaurés à l’identique.
L’hôtel illustre l’évolution architecturale bisontine, mêlant héritage Renaissance (passage cocher, inscriptions) et transformations des XVIIIe et XIXe siècles. Son plan en L, ses caves voûtées et son escalier central en font un témoignage remarquable de l’habitat aristocratique local, lié à des familles influentes comme les Chevanney et les Mongenet.
Aujourd’hui, l’hôtel Chevanney reste un exemple préservé du patrimoine urbain de Besançon, avec une localisation stratégique dans le secteur historique de La Boucle. Son histoire reflète les mutations sociales et architecturales de la ville, depuis la Renaissance jusqu’à l’époque contemporaine.