Hôtel Chiquet à Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire

Hôtel Chiquet

  • 71100 Chalon-sur-Saône
Hôtel Chiquet
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Hôtel Chiquet
Hôtel Chiquet
Hôtel Chiquet
Hôtel Chiquet
Crédit photo : Daderot - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1770
Construction de l'hôtel
1805
Séjour de Napoléon
6 avril 1805
Réception de Joséphine
27 septembre 1948
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

ensemble de l'escalier (cage avec péristyle, emmarchements et paliers, rampe en fer forgé) : inscription par arrêté du 27 septembre 1948

Personnages clés

Madame Chiquet Propriétaire ayant fait construire l'hôtel particulier vers 1770.
Napoléon Ier Empereur des Français ayant séjourné dans l'hôtel en 1805.
Joséphine de Beauharnais Impératrice des Français ayant séjourné dans l'hôtel en 1805 et reçu des fillettes de Chalon-sur-Saône.
Pie VII Pape ayant séjourné dans l'hôtel en 1805.
Adèle de Foudras Fillette ayant offert des bonbons à Joséphine de Beauharnais lors de sa visite.

Origine et histoire

L'hôtel Chiquet est un hôtel particulier situé à Chalon-sur-Saône, dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Madame Chiquet fit construire, vers 1770, cette vaste demeure rectangulaire organisée autour d'une cour et conçue dans le goût à l'antique. En 1805, Napoléon Ier, son épouse Joséphine de Beauharnais et le pape Pie VII y séjournèrent lors d'une étape sur la route vers Milan et le couronnement de Napoléon comme roi de Lombardie. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 27 septembre 1948. L'élément architectural principal est l'escalier central : sa cage avec péristyle, ses paliers et sa rampe en fer forgé forment un ensemble remarquable où s'entrelacent les lettres NB pour Napoléon Bonaparte. L'entrée est également flanquée de colonnes de pierre.

Le 6 avril 1805, vers midi, dans le grand salon de l'hôtel, on présenta à Joséphine douze fillettes âgées de huit à dix ans, issues des familles les plus aisées de la ville. L'une d'elles, Adèle de Foudras, la complimenta puis lui offrit des bonbons d'honneur déposés dans dix petites corbeilles couvertes de taffetas rose et ornées de rubans. Joséphine y découvrit des devises créées spécialement pour l'empereur et l'impératrice, parmi lesquelles figure celle-ci : « Émule de Titus, vous marchez sur ses pas / Il perdit quelques jours, mais vous n’en perdez pas / Les muses ont peu d’autels à Chalon / Mais quand le cœur parle / Il vaut une muse et toujours parle bien. » Elle reçut ensuite des fleurs présentées dans deux vases portant les devises brodées "offrande à la candeur" et "offrande à la bienfaisance", chaque bouquet étant accompagné d'un compliment rédigé pour elle. Émue, l'impératrice remercia les fillettes, détacha son collier et le passa autour du cou d'Adèle de Foudras, puis demanda qu'on lui envoyât les noms de toutes les fillettes afin de ne pas en oublier une seule.

Liens externes