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Hôtel Coeurderoy à Dijon en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Coeurderoy à Dijon

    35 Rue Vannerie21000 Dijon
Propriété privée
Hôtel Coeurderoy à Dijon
Hôtel Coeurderoy à Dijon
Hôtel Coeurderoy à Dijon
Hôtel Coeurderoy à Dijon
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction initiale
Début XVIe siècle
Rachat par Saulx-Tavannes
1693
Vente à Étienne Cœurderoy
1773
Vente à Jean Pérard
1950
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôtel Coeurderoy (ancien) : inscription par arrêté du 6 mars 1950

Personnages clés

Jehan de Mazilles - Écuyer et capitaine-châtelain Constructeur initial, proche du duc Philippe le Bon.
Étienne Cœurderoy - Président aux requêtes Acheteur en 1693, donne son nom à l’hôtel.
François Cœurderoy - Héritier et vendeur Cède l’hôtel en 1773 à Jean Pérard.
Gabrielle Joubert de Barrault - Veuve de marquis de Tavannes Vend l’hôtel aux Cœurderoy en 1693.
Jean Pérard - Conseiller au parlement Propriétaire à partir de 1773, sans héritier.

Origine et histoire de l'Hôtel Coeurderoy

L’Hôtel Coeurderoy est un hôtel particulier dijonnais construit au XVe siècle par Jehan de Mazilles, écuyer et capitaine-châtelain pour la famille de Saulx, ainsi que conseiller du duc Philippe le Bon. Ce premier édifice, dont subsiste un cellier voûté de style gothique flamboyant, passe au début du XVIe siècle aux Saulx-Tavannes, qui le conservent jusqu’en 1693. Cette année-là, Gabrielle Joubert de Barrault, veuve du marquis de Tavannes, le cède à Étienne Cœurderoy, président aux requêtes du parlement de Bourgogne, marquant le début d’une transformation architecturale majeure.

Au XVIIIe siècle, l’hôtel prend sa forme actuelle en U, organisée autour d’une cour fermée par une porte à pilastres surmontée d’une corniche sculptée. Les ouvertures, dotées de grilles en fer forgé ou de frontons cintrés, reflètent le style classique de l’époque. En 1773, François Cœurderoy, fils d’Étienne, vend le domaine à Jean Pérard, conseiller au parlement. Sans héritier, le bien échoit à sa sœur Henriette Pérard, puis à ses descendantes, les Charpy de Jugny et les comtes du Parc, qui le détiennent jusqu’au milieu du XXe siècle.

Le parc, ceint par le rempart Tivoli, abrite un escalier en fer à cheval et des niches ornementales. Classé monument historique en 1950, l’hôtel conserve des traces de ses propriétaires successifs, des Mazilles (XVe siècle) aux du Parc (XXe siècle), tout en illustrant l’évolution architecturale dijonnaise, du gothique flamboyant au classicisme bourguignon. Aujourd’hui géré par une société civile immobilière, il témoigne du patrimoine aristocratique et parlementaire de la Bourgogne.

Liens externes

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