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Hôtel Colomb de Daunant à Nîmes dans le Gard

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel Colomb de Daunant à Nîmes

    23 Rue Fénelon30000 Nîmes
Propriété d'une association
Crédit photo : Un naturaliste du Midi - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1886
Construction de l'hôtel
2010
Inscription aux Monuments historiques
10 juillet 2013
Incendie partiel des toitures
23 août 2013
Démolition de l'hôtel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures (cad. HA 991) : inscription par arrêté du 8 octobre 2010

Personnages clés

Armand Colomb de Daunant - Commanditaire et propriétaire initial Avocat, fit construire l'hôtel en 1886.
Louis Poinsot - Architecte de l'hôtel Conçut le bâtiment en 1886.
Jacques Dreyfus - Architecte des Bâtiments de France Donna un avis favorable au projet immobilier.

Origine et histoire de l'Hôtel Colomb de Daunant

L'Hôtel Colomb de Daunant était un édifice civil emblématique de Nîmes, construit dans le dernier quart du XIXe siècle. Situé au 23 rue Fénelon, il fut érigé en 1886 par l'architecte Louis Poinsot pour Armand Colomb de Daunant, avocat, sur un terrain proche de l'ancien lit du Vistre. L'hôtel, de style classique, reflétait la simplicité associée à cette famille protestante. Son architecture se distinguait par une porte principale surmontée d'une fenêtre en arc plein cintre, encadrée par deux pavillons aux toitures à quatre pentes. À l'intérieur, des détails soignés comme des mosaïques, des cheminées en marbre rouge et des menuiseries d'époque témoignaient de sa qualité.

L'édifice connut plusieurs usages : initialement résidence privée avec cabinet d'avocat, il abritera plus tard les services municipaux de Nîmes, notamment ceux dédiés à l'urbanisme. Dans les années 1980, il bénéficia d'un programme de réhabilitation ambitieux. Malgré son inscription aux Monuments historiques en 2010, grâce à la mobilisation de riverains, il ne fut jamais classé. Un incendie en juillet 2013, touchant partiellement les toitures, précipita sa démolition le 23 août 2013. Cette décision, contestée notamment par la DRAC Languedoc-Roussillon, suscita des critiques en raison du statut protégé du bâtiment, dont la réhabilitation était jugée possible.

La destruction de l'Hôtel Colomb de Daunant s'inscrivit dans un projet immobilier intégrant son parc à un nouvel ensemble. L'architecte des Bâtiments de France, Jacques Dreyfus, émit plusieurs avis favorables à ce projet. Les éléments protégés, à savoir les façades et toitures, furent inscrits par arrêté du 8 octobre 2010. Le bâtiment, propriété d'une association avant sa disparition, conservait des traces de son passé, comme une grille provenant de l'église Saint-Baudile. Son architecture, marquée par un plan massé et une toiture à quatre pentes, ainsi que ses matériaux de qualité, en faisaient un témoignage du patrimoine nîmois du XIXe siècle.

Liens externes

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