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Propriété privée
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1872
Mariage de Joseph Côte
Mariage de Joseph Côte 1872 (≈ 1872)
Joseph Côte épouse Antoinette Blatin et prend le nom de Côte-Blatin.
1897
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel 1897 (≈ 1897)
L'hôtel Côte-Blatin est construit par l'architecte Émile Camut pour Joseph Côte.
2 juillet 2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2 juillet 2010 (≈ 2010)
L'hôtel Côte-Blatin est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôtel en totalité, y compris son aile en retour, son jardin et ses aménagements et décors intérieurs (cad. HV 161) : inscription par arrêté du 2 juillet 2010
Personnages clés
Joseph Côte
Médecin et notable local, maître d'ouvrage de l'hôtel Côte-Blatin.
Émile Camut
Architecte parisien ayant conçu l'hôtel Côte-Blatin.
Antoinette Blatin
Épouse de Joseph Côte, dont le nom a été ajouté à celui de son mari.
Origine et histoire de l'Hôtel Côte-Blatin
L'hôtel Cote-Blatin, situé 9 cours Sablon à Clermont-Ferrand, a été construit en 1897 par l'architecte Émile Camut pour Joseph Cote, médecin et notable local, dit Cote-Blatin. Le maître d'ouvrage, Joseph Cote (1845-1917), homme d'affaires et vice-président du conseil général du Puy-de-Dôme, prit le nom de Cote-Blatin après son mariage en 1872 avec Antoinette Blatin et succéda à son beau-père en 1884. Camut, architecte parisien, est connu dans la région pour des réalisations au Mont-Dore et pour la construction du château de la Canière à Thuret. La façade principale, conçue dans un style néo-Louis XV, présente un avant-corps latéral en pierre de Volvic encadré de pilastres et quatre larges travées. Trois travées sont crépies tandis que la travée en saillie est entièrement en pierres de taille; la porte d'entrée se situe sur la travée la plus à gauche. De très larges fenêtres, réparties sur deux étages carrés, sont ornées d'éléments soignés : têtes sculptées, ferronneries d'appui et menuiseries à tympan chantourné; des oculi éclairent le niveau de soubassement et les combles brisés. L'édifice, légèrement en retrait de la rue, est bâti en pierres de Volvic; il comprend deux niveaux, un niveau de soubassement et des combles brisés éclairés par des lucarnes ovales en pierre, le rez-de-chaussée présentant une grande hauteur. La couverture est en ardoise, contraste marqué avec les toitures voisines en tuiles ou en toits-terrasses. L'intérieur conserve des dispositions et des décors de qualité, notamment un escalier à ferronnerie ouvragée desservant des pièces de réception au rez-de-chaussée et des chambres au premier étage. On y observe également des cheminées en marbres variés et des cloisons courbes avec menuiseries adaptées. L'ensemble de la demeure, ses aménagements et décors intérieurs ainsi que le petit jardin arrière sont protégés depuis son inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 2 juillet 2010. Voir aussi la liste des monuments historiques de Clermont-Ferrand et les portails consacrés à l'architecture, à l'urbanisme et aux monuments historiques ainsi qu'à Clermont-Ferrand.