Frise chronologique
1534-1535
Rénovations Renaissance
Rénovations Renaissance
1534-1535 (≈ 1535)
Dates gravées sur les cartouches.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Édification de l’hôtel particulier.
1730
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
1730 (≈ 1730)
Achat par Pierre Petit-Jean.
1757
Nouveau propriétaire
Nouveau propriétaire
1757 (≈ 1757)
Passage à Michel Gilles.
13 juillet 1926
Classement MH
Classement MH
13 juillet 1926 (≈ 1926)
Inscription du vestibule et porte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le vestibule d'entrée avec sa porte sur cour et le portique attenant : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
| Guillaume Cottereau - Écuyer et ministre de François Ier |
Rénovateur de l’hôtel au XVIe. |
| Marie Quétier - Épouse de Guillaume Cottereau |
Emblèmes familiaux visibles dans l’hôtel. |
| Claude Cottereau - Chanoine de Saint-Gatien |
Buste présumé dans le tympan. |
| Michel Cottereau - Seigneur du Vivier (frère cadet) |
Héritier de l’hôtel. |
| Pierre Petit-Jean - Directeur de la Monnaie de Tours |
Propriétaire en 1730. |
| Louis-Auguste Bosseboeuf - Historien local |
A étudié l’hôtel en 1913. |
Origine et histoire
L’hôtel Cottereau est un hôtel particulier situé dans le quartier historique du Vieux-Tours, à l’adresse 7 rue des Trois-Ecritoires. Construit au XVe siècle, il fut profondément remanié au XVIe siècle par la famille Cottereau, une lignée influente ayant fourni plusieurs maires à la ville. Son vestibule d’entrée, orné d’un plafond de pierre sculpté typique de l’époque François Ier, et sa porte sur cour, encadrée de pilastres à chapiteaux, illustrent le faste architectural de la Renaissance. Un buste intégré au tympan triangulaire de la porte pourrait représenter Claude Cottereau, chanoine protégé du cardinal du Bellay.
La famille Cottereau, notamment Guillaume Cottereau (écuyer, seigneur du Vivier et ministre de François Ier) et son épouse Marie Quétier, marqua l’hôtel de ses emblèmes : lézards, trèfles, soleils et roses, visibles sur les plafonds à caissons du couloir latéral (daté de 1534-1535). L’avant-corps de la cour rappelle celui de l’hôtel Gouin, autre demeure tourangelle emblématique. L’escalier demi hors-œuvre et les surélévations successives reflètent les adaptations du bâtiment au fil des siècles. L’hôtel changea de mains au XVIIIe siècle, passé entre celles de Pierre Petit-Jean (directeur de la Monnaie de Tours) en 1730, puis de Michel Gilles en 1757.
Classé monument historique depuis le 13 juillet 1926, l’hôtel Cottereau doit sa protection à son vestibule d’entrée, sa porte sur cour et le portique attenant. Ces éléments, caractéristiques de l’architecture civile Renaissance, en font un témoignage précieux du patrimoine tourangeau. Les recherches de l’historien Louis-Auguste Bosseboeuf (1913) ont contribué à documenter son histoire, notamment le lien entre le buste sculpté et Claude Cottereau, figure religieuse locale. Aujourd’hui, l’hôtel reste un exemple remarquable de l’influence des familles bourgeoises sur l’urbanisme de Tours à la Renaissance.