Frise chronologique
1651
Construction d’un autre hôtel
Construction d’un autre hôtel
1651 (≈ 1651)
Par la famille Icard-Pérignan à la Roquette.
fin XVIe siècle
Construction des parties anciennes
Construction des parties anciennes
fin XVIe siècle (≈ 1695)
Décor de la cour intérieure daté.
14 septembre 1730
Achat par Jacques de Perrin
Achat par Jacques de Perrin
14 septembre 1730 (≈ 1730)
Lieutenant criminel à Arles.
1737
Reconstruction de la façade
Reconstruction de la façade
1737 (≈ 1737)
Style rocaille sous Louis XV.
1804
Transformation en institution
Transformation en institution
1804 (≈ 1804)
Pour jeunes gens.
années 1930
Installation de la sous-préfecture
Installation de la sous-préfecture
années 1930 (≈ 1930)
Devenu propriété de l’État.
4 octobre 1932
Classement monument historique
Classement monument historique
4 octobre 1932 (≈ 1932)
Façade et toiture inscrites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade et la toiture : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Personnages clés
| Famille Icard-Pérignan - Premiers propriétaires connus |
Possédait la demeure au XVIe siècle. |
| Jacques de Perrin - Lieutenant criminel |
Acheteur en 1730, commanditaire de la façade. |
| Famille Courtois de Langlade - Propriétaires terriens |
Rachat ultérieur de l’hôtel. |
| Dominique Pilleporte - Architecte |
A construit un hôtel pour Icard-Pérignan en 1651. |
Origine et histoire
L’hôtel Courtois de Langlade, situé au 6 rue de la Calade à Arles, est un exemple typique des hôtels particuliers arlésiens, ayant subi plusieurs reconstructions. Ses parties les plus anciennes, notamment le décor de sa cour intérieure, remontent à la fin du XVIe siècle. Cet édifice illustre l’évolution architecturale et sociale de la ville à travers les siècles, avec des influences stylistiques marquées par les périodes de rénovation.
À l’origine, la demeure appartenait à la famille Icard-Pérignan, qui fit construire un autre hôtel en 1651 dans le quartier de la Roquette. En 1730, Jacques de Perrin, lieutenant criminel, acquiert le bâtiment et entreprend des travaux majeurs, dont la reconstruction de la façade sur la rue de la Calade en 1737 pour se conformer à un arrêté d’alignement. Ce décor, de style rocaille, reflète les tendances artistiques sous Louis XV, avec des mascarons, des corbeilles de fleurs et des cornes d’abondance.
Au début du XIXe siècle, l’hôtel devient une institution pour jeunes gens en 1804, avant d’être racheté par les Courtois de Langlade, une famille de riches propriétaires terriens. Dans les années 1930, il est acquis par l’État et abrite depuis la sous-préfecture d’Arles. Classé monument historique en 1932, il témoigne de l’importance patrimoniale des hôtels particuliers dans l’histoire urbaine d’Arles.
La façade, ornée de motifs rocaille, est comparable à celle des hôtels aixois de la même époque, comme ceux d’Albertas (1725) ou de Villeneuve d’Ansouis (1740). Ces éléments architecturaux soulignent les échanges culturels entre Arles et Aix-en-Provence au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, l’hôtel Courtois de Langlade reste un symbole du patrimoine arlésien, mêlant histoire locale et héritage artistique.