Frise chronologique
1714
Incendie de l'hôtel
Incendie de l'hôtel
1714 (≈ 1714)
Destruction de dossiers juridiques et procès ultérieurs.
26 septembre 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
26 septembre 1926 (≈ 1926)
Protection du portail et de la façade.
1997
Installation d'Actes Sud
Installation d'Actes Sud
1997 (≈ 1997)
L'éditeur s'installe dans l'hôtel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Henri d'Aguesseau (1636-1716) - Conseiller d'État |
Acquéreur de l’hôtel au XVIIIe siècle. |
| Henri François d'Aguesseau (1668-1751) - Procureur général au Parlement |
Résident de l’hôtel après son père. |
| Félix-Claude Le Peletier de La Houssaye (1692-1748) - Intendant des finances |
Propriétaire ultérieur de l’hôtel. |
| Cardinal de La Roche-Aymon (1697-1777) - Abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés |
Dernier propriétaire notable avant la Révolution. |
| Georges Pitard (1897-1941) - Avocat communiste |
Cabinet installé dans l’hôtel, fusillé en 1941. |
Origine et histoire
L’hôtel d'Aguesseau est un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, situé au 18 rue Séguier dans le 6e arrondissement de Paris. Son architecture se distingue par un portail monumental et une façade inscrite aux monuments historiques depuis 1926. Cet édifice a remplacé plusieurs hôtels successifs, dont ceux d'Eu, d'Artois, de Nevers et d'Étoile, datant du XIIIe au XVIe siècle.
L’hôtel prend le nom d'Aguesseau lorsque Henri d'Aguesseau (1636-1716), conseiller d'État, l’acquiert. Son fils, Henri François d'Aguesseau (1668-1751), procureur général au Parlement de Paris, y réside. En 1714, un incendie ravage l’hôtel, détruisant de nombreux dossiers juridiques et déclenchant des procès. Parmi les propriétaires ultérieurs figurent Félix-Claude Le Peletier de La Houssaye et la famille du cardinal de La Roche-Aymon, dernier abbé de Saint-Germain-des-Prés.
Au XXe siècle, une plaque commémorative rappelle que Georges Pitard (1897-1941), avocat communiste fusillé par les nazis, y avait son cabinet. Depuis 1997, l’éditeur Actes Sud occupe les lieux. Le portail et la façade de la cour, éléments protégés, témoignent de son histoire riche et mouvementée.