Première attestation 1480 (≈ 1480)
Propriété d’Antoine d’Alamand, archidiacre de Tornès.
fin XVe siècle (vers 1475–1500)
Construction initiale
Construction initiale fin XVe siècle (vers 1475–1500) (≈ 1496)
Transformation d’une maison ancienne pour Antoine d’Alamand.
entre 1482 et 1530
Période de décor sculpté
Période de décor sculpté entre 1482 et 1530 (≈ 1530)
Style typique du Quercy appliqué.
21 octobre 1944
Protection officielle
Protection officielle 21 octobre 1944 (≈ 1944)
Inscription aux Monuments Historiques.
3e quart du XXe siècle (vers 1960–1970)
Modifications majeures
Modifications majeures 3e quart du XXe siècle (vers 1960–1970) (≈ 1965)
Ajout d’un troisième étage, altérations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Antoine d’Alamand - Archidiacre de Tornès
Commanditaire initial de l’hôtel vers 1480.
Origine et histoire de l'Hôtel d'Alamand
L’Hôtel d’Alamand, situé à Cahors dans le Lot, est un immeuble formé à la fin du XVe siècle par la transformation d’une maison plus ancienne. Il se compose de deux corps de bâtiment à deux étages, organisés en équerre autour d’une cour fermée par une terrasse. Une tour ronde, intégrée à l’angle des bâtiments, dessert les étages supérieurs. Son décor sculpté, typique du Quercy entre 1482 et 1530, mêle motifs végétaux (arbres, branches), symboles religieux (roses, monogrammes du Christ, fleurs de lys), et éléments géométriques (soleils flamboyants, cordelières). Les plafonds à la française, encore visibles au rez-de-chaussée et au premier étage, témoignent de son prestige passé.
Construit dans le dernier quart du XVe siècle pour Antoine d’Alamand, archidiacre de Tornès, l’hôtel devient ensuite propriété de la cathédrale de Cahors et sert de résidence aux archidiacres. Les travaux du XXe siècle, notamment l’ajout d’un troisième étage dans les années 1960–1970, ont partiellement altéré son aspect d’origine. Malgré ces modifications, l’immeuble conserve des éléments architecturaux remarquables, comme ses linteaux et cheminées ornés, protégés depuis son inscription aux Monuments Historiques en 1944.
L’édifice illustre l’architecture civile quercynoise de la Renaissance, marquée par l’influence des ateliers locaux et des commanditaires ecclésiastiques. Son emplacement, au 40 rue du Portail-Alban, dans le centre historique de Cahors, reflète son importance passée au sein du chapitre cathédral. Les motifs sculptés, comme les écots (branches stylisées), rappellent les liens entre le pouvoir religieux et l’artisanat d’art régional à la charnière des XVe et XVIe siècles.