Hôtel d'Alfonce à Pézenas dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel d'Alfonce à Pézenas

  • 36 Rue de Conti
  • 34120 Pézenas
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
2000
1590-1603
Construction initiale
1614-1658
Travaux de Diane
1650-1655
Théâtre de Molière
9 novembre 1655
Première du Médecin volant
1658
Changement de propriétaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Loggia sur cour d'entrée, façade à deux étages de loggia sur jardin et escalier à vis évidée : classement par arrêté du 8 mars 1944

Personnages clés

Jean de Plantade Capitaine-châtelain de Pézenas, initiateur de la construction de l'hôtel.
Diane de Plantade Propriétaire ayant poursuivi les travaux de l'hôtel.
Molière Auteur et comédien ayant joué dans l'hôtel.
Raymond d'Alfonce Propriétaire ayant donné son nom à l'hôtel.
Achard Rousseau de la Valette Propriétaire suivant, écuyer et maire perpétuel de Pézenas.

Origine et histoire de l'Hôtel d'Alfonce

L'hôtel d'Alfonce est un hôtel particulier du XVIIe siècle situé 32, rue Conti à Pézenas (Hérault), classé au titre des monuments historiques en 1944. Sa construction est attribuée à Jean de Plantade, capitaine-châtelain de Pézenas, entre 1590 et 1603 ; Diane de Plantade, propriétaire de 1614 à 1658, poursuivit les travaux. L'édifice est également appelé "ancien théâtre de Molière" : Molière y joua avec sa troupe entre 1650 et 1655 et la première du Médecin volant y aurait été donnée le 9 novembre 1655, alors que l'hôtel accueillait le prince de Conti pendant la session des États du Languedoc de 1655-1656. En 1658, Raymond d'Alfonce, baron de Clairac et d'Entraygues et grand prévôt de Guyenne, en devint propriétaire et donna son nom à la maison ; il la vendit dix ans plus tard à Achard Rousseau de la Valette, écuyer, conseiller du roi et futur maire perpétuel de Pézenas. L'accès depuis la rue se fait par un porche simple et quatre corps de bâtiment s'organisent autour de deux cours et d'un jardin. Dans la cour d'entrée, une galerie couverte en loggia repose sur cinq colonnes torses monolithes, couronnées de chapiteaux corinthiens, qui soutiennent un toit à pente douce. La façade sur jardin comprenait autrefois un portique au rez-de-chaussée et deux étages de loggia ; les deux étages de loggia subsistent encore. Un escalier à vis, dont la colonne centrale est évidée et profilée pour servir de main courante, dessert les différents étages de la loggia depuis la cour. Des renseignements complémentaires sont disponibles dans la base Mérimée, sur Carthalia et sur les portails consacrés aux monuments historiques et au département de l'Hérault.

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