Hôtel d'Andlau à Sélestat dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel d'Andlau à Sélestat

  • 4 Rue du Babil
  • 67600 Sélestat
Hôtel dAndlau à Sélestat
Hôtel dAndlau à Sélestat
Hôtel dAndlau à Sélestat
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Hôtel dAndlau à Sélestat
Hôtel dAndlau à Sélestat
Crédit photo : © Ralph Hammann - Wikimedia Commons - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1760
Construction de l'hôtel
1750-1774
Période de l'abbesse Marie Béatrice Breiten
1789
Vente à la Révolution
1807
Cession à la ville
1948
Incendie dévastateur
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades, toiture, escalier : inscription par arrêté du 29 avril 1931

Personnages clés

Marie Béatrice Breiten de Landenberg Abbesse d'Andlau de 1750 à 1774, associée à l'écu aux armes de la porte.
Madeleine Barbe de Landenberg Abbesse dont la nièce a acheté l'hôtel à la Révolution.
Martin Hasenbohler Architecte potentiel de l'hôtel, lié à l'économe de l'abbaye.
Keppeler Intendant de l'abbaye, devenu préfet et baron d'Empire, cédant l'édifice à la ville en 1807.

Origine et histoire de l'Hôtel d'Andlau

L'ancien hôtel de l'abbaye d'Andlau, situé 4 rue du Babil à Sélestat (Bas-Rhin), est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1931. Daté probablement des environs de 1760 d'après A. Dorlan — mention faite sans source — l'édifice présente des éléments de style du milieu du XVIIIe siècle : une porte à chambranle sculpté et, avant l'incendie de 1948, un toit à versants brisés. La porte portait un écu aux armes aujourd'hui illisibles, sans doute celles de Marie Béatrice Breiten de Landenberg, abbesse d'Andlau de 1750 à 1774. Sur l'élévation postérieure, une baie conserve un écu aux armes non identifiées qui pourrait être le vestige d'un bâtiment antérieur. A. Dorlan a également suggéré que l'architecte aurait pu être Martin Hasenbohler, lié à l'économe de l'abbaye. À la Révolution, l'hôtel fut vendu à la nièce de l'abbesse Madeleine Barbe de Landenberg, qui avait épousé le fils de l'intendant de l'abbaye, Keppeler ; ce dernier, devenu préfet et baron d'Empire, céda l'édifice à la ville en 1807 pour y établir la sous-préfecture, qui y demeura jusqu'en 1948. Un incendie survenu la même année détruisit en partie la maison : le toit disparut et le bel escalier sculpté fut gravement endommagé. Après des travaux de restauration, l'édifice fut occupé par l'école maternelle Froebel. Du décor intérieur subsistent deux portes à panneaux moulurés du XVIIIe siècle ; d'autres portes ont été remontées dans le bâtiment de la bibliothèque humaniste. Un second bâtiment, élevé dans l'enclos à la fin du XIXe siècle, sert également d'école.

Liens externes