Origines présumées vers 1650 (≈ 1650)
Première mention des propriétaires (Grilhe, de Rivière)
1678
Achat par Massia de Sallèles
Achat par Massia de Sallèles 1678 (≈ 1678)
Guillaume Massia acquiert la demeure
1695
Expertise historique
Expertise historique 1695 (≈ 1695)
Date confirmant la construction post-1678
25 septembre 1943
Classement partiel
Classement partiel 25 septembre 1943 (≈ 1943)
Façade et cage d’escalier protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La cage d'escalier et la façade sur cour : inscription par arrêté du 25 septembre 1943
Personnages clés
Guillaume Massia de Sallèles - Trésorier de France
Acheteur et commanditaire présumé vers 1678
Familles Grilhe et de Rivière - Ancien·nes propriétaire·s
Officiers royaux liés aux origines (vers 1650)
Origine et histoire de l'Hôtel d'Avèze
L’hôtel d’Avèze, aussi appelé hôtel Massia de Sallèles, est un hôtel particulier du XVIIe siècle situé au 3 rue du Cannau à Montpellier, dans l’Hérault. Sa construction semble dater des alentours de 1650, mais une expertise de 1695 précise qu’il fut édifié après 1678, année où Guillaume Massia de Sallèles, trésorier de France, acquit la demeure. Les premiers propriétaires identifiés appartenaient à des familles d’officiers royaux, comme les Grilhe et les de Rivière.
L’architecture de l’hôtel se caractérise par un porche menant à une cour intérieure, où un péristyle à colonnes ioniques supporte un entablement orné de balustres en pierre. L’escalier, surmonté d’un dôme, présente trois rampes suspendues en ferronnerie. Le rez-de-chaussée relie la cour à la cage d’escalier, marquée par des colonnes doriques géminées et des pilastres corinthiens au premier étage. La façade et la toiture sur cour, ainsi que la cage d’escalier, sont protégées depuis 1943.
L’hôtel illustre le prestige des officiers royaux et des trésoriers de France sous Louis XIV. Son style classique, mêlant ordres ionique et corinthien, reflète l’influence des modèles architecturaux parisiens dans le Languedoc du XVIIe siècle. La demeure, bien que partiellement classée, reste un témoignage de l’urbanisme aristocratique montpelliérain de l’époque moderne.