Frise chronologique
vers 1551
Construction initiale
Construction initiale
vers 1551 (≈ 1551)
Bernard d'Eltz érige l’hôtel en style Renaissance.
1899
Acquisition par les sœurs
Acquisition par les sœurs
1899 (≈ 1899)
Transformation en pensionnat pour jeunes filles.
1903
Extension néo-gothique
Extension néo-gothique
1903 (≈ 1903)
Agrandissement en bord de Moselle.
1919
Fin des travaux reportés
Fin des travaux reportés
1919 (≈ 1919)
Chapelle et escalier ajoutés après la guerre.
1939
Devenir palais de justice
Devenir palais de justice
1939 (≈ 1939)
Réaménagement par Le Chevalier.
27 mai 1980
Inscription monument historique
Inscription monument historique
27 mai 1980 (≈ 1980)
Protection des éléments Renaissance et du porche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eléments Renaissance de la façade sur la place et porche conduisant à la cour (cad. 4 40) : inscription par arrêté du 27 mai 1980
Personnages clés
| Bernard d'Eltz - Commanditaire |
Fait construire l’hôtel vers 1551. |
| Sœurs de la Divine Providence - Propriétaires (1899-1939) |
Transforment le site en pensionnat. |
| Architecte Loosen - Concepteur des aménagements (1914) |
Planifie chapelle et escalier. |
| Architecte Le Chevalier - Réaménage le tribunal (1939) |
Adapte l’hôtel en palais de justice. |
Origine et histoire
L’Hôtel d'Eltz, situé à Thionville, est construit vers 1551 par Bernard d'Eltz dans un style Renaissance luxembourgeois. De cette période subsistent le porche à deux travées voûtées d’ogives, trois fenêtres du rez-de-chaussée, les caves et une grande salle voûtée (actuelle salle d’audience). Les nervures de cette salle évoquent celles de la Tour aux Puces (1583-1586) ou du chœur de l’église Saint-Jean-Baptiste de Volkrange, illustrant l’influence architecturale régionale.
En 1899, l’hôtel est acquis par les Sœurs de la Divine Providence (ou de Notre-Dame de la Providence selon les sources) pour y établir un pensionnat de jeunes filles. Dès 1903, des extensions néo-gothiques sont érigées en bord de Moselle, suivies en 1914 par l’achat d’une maison voisine (n°10, place du Château). L’architecte Loosen planifie alors une chapelle dans la salle voûtée et un escalier dans l’ancienne cour, travaux reportés par la Première Guerre mondiale et finalisés en 1919.
Le site évolue avec l’ajout d’un étage au bâtiment de 1903 (1919), puis la construction d’un nouvel internat en 1934 près de l’actuelle place Notre-Dame. En 1939, l’hôtel est transformé en palais de justice par l’architecte départemental Le Chevalier, qui réaménage la chapelle en salle d’audience et élargit le corps de liaison. Les façades sur cour sont restaurées vers 1950. Les éléments Renaissance de la façade et le porche sont inscrits aux monuments historiques en 1980.
Le monument illustre ainsi les mutations fonctionnelles d’un hôtel particulier : de résidence aristocratique à établissement scolaire, puis à édifice judiciaire. Son architecture mêle héritage Renaissance et ajouts des XIXe-XXe siècles, reflétant les besoins successifs de ses occupants. La protection de 1980 souligne la valeur patrimoniale des parties les plus anciennes, témoins de l’influence luxembourgeoise en Lorraine.