Frise chronologique
1710
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel
1710 (≈ 1710)
Conçu par Georges Vallon pour Louis d'Esmivy.
1750
Cession au duc de Villars
Cession au duc de Villars
1750 (≈ 1750)
Vendu par le petit-fils d'Esmivy.
1980
Vol des armes de Villars
Vol des armes de Villars
1980 (≈ 1980)
Disparition de la rampe décorée.
1993
Classement monument historique
Classement monument historique
1993 (≈ 1993)
Inclut jardins, portail et murs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel, y compris le jardin, son portail et le mur de clôture (cad. AK 1) : classement par arrêté du 5 janvier 1993
Personnages clés
| Georges Vallon - Architecte |
Concepteur de l'hôtel en 1710. |
| Louis d'Esmivy de Moissac - Commanditaire initial |
Conseiller à la cour des comptes. |
| Honoré-Armand de Villars - Duc et gouverneur de Provence |
Locataire puis propriétaire en 1750. |
| Petit-fils d'Esmivy - Capitaine et intendant |
Céda l'hôtel au duc. |
Origine et histoire
L'hôtel d'Esmivy de Moissac, également connu sous le nom d'hôtel de Villars, est un hôtel particulier emblématique situé au 4 Cours Mirabeau à Aix-en-Provence. Construit en 1710 par l'architecte Georges Vallon, il incarne l'architecture baroque provençale du XVIIIe siècle. Ses imposantes colonnes en pierre sculptée, ajoutées à la demande du duc de Villars, marquent une affirmation de pouvoir sur l'espace public aixois.
À l'origine, l'hôtel fut édifié pour Louis d'Esmivy de Moissac, conseiller à la cour des comptes. En 1750, son petit-fils, capitaine de vaisseau et intendant de Guadeloupe, le céda au duc de Villars, Honoré-Armand, gouverneur général de Provence. Ce dernier, locataire prestigieux, y apposa son emblème sur la rampe d'escalier, aujourd'hui disparu après un vol en 1980.
L'édifice se distingue par son escalier orné et ses jardins, l'ensemble étant classé monument historique depuis 1993. Bien que propriété privée, il reste un témoignage architectural majeur de l'influence aristocratique à Aix-en-Provence, mêlant prestige politique et art baroque. La façade, avec ses colonnes empiétant sur la chaussée, symbolise l'autorité du duc sur la ville.
Les sources historiques, comme les ouvrages d'André Bouyala-d'Arnaud ou de Jean-Luc Massot, soulignent son importance dans le patrimoine aixois. Classé avec son portail, ses murs d'enceinte et ses jardins, l'hôtel illustre aussi l'évolution urbanistique du Cours Mirabeau, artère centrale d'Aix depuis le XVIIIe siècle.