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Hôtel d'Ourscamp à Paris

Patrimoine classé Hotel particulier classé

Hôtel d'Ourscamp à Paris

    44-46-48 Rue François-Miron
    75004 Paris

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1248
Donation aux cisterciens
vers 1585
Reconstruction Renaissance
1789
Expropriation révolutionnaire
1961
Menace de démolition
1966
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre Housieaux - Président de *Paris historique* Dirigea l’association pendant la restauration.
Moines cisterciens de Notre-Dame d’Ourscamp - Propriétaires initiaux Fondèrent la maison en 1248.

Origine et histoire

L’hôtel d’Ourscamp, aussi appelé maison de Marsande ou maison de l’Ours, est un édifice situé aux nos 44-46 rue François-Miron (4e arrondissement de Paris). En 1248, les moines cisterciens de l’abbaye Notre-Dame d’Ourscamp reçoivent ce terrain près de la rue Saint-Antoine (actuelle rue François-Miron) et y bâtissent une maison de ville en pierre, avec cellier et salle à piliers. Ce lieu servait à stocker et vendre les produits de l’abbaye, mais des difficultés financières poussent les moines à louer des parties à des artisans.

La maison est reconstruite vers 1585 dans un style Renaissance, avec une façade à chaînages de pierre, des fenêtres à meneaux, et une cour intérieure à pans de bois. Deux ailes abritent des escaliers à balustres, et la toiture à la française, lourde, est percée de lucarnes sculptées. Après la Révolution, l’abbaye est expropriée, et le bâtiment, vendu, abrite des commerçants avant de subir des transformations aux XVIIe–XIXe siècles.

Au XXe siècle, l’hôtel d’Ourscamp est menacé de démolition dans le cadre des îlots insalubres de Paris. En 1961, l’Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique (aujourd’hui Paris historique) obtient sa préservation, malgré son état dégradé. L’association le restaure avec des bénévoles et y installe son siège. Depuis 1966, la façade, la toiture, l’escalier et le cellier sont classés monuments historiques.

Le bâtiment illustre l’évolution architecturale parisienne, du Moyen Âge à la Renaissance, et témoigne de l’histoire économique des abbayes cisterciennes. Sa restauration par une association citoyenne en fait aussi un symbole de la préservation du patrimoine face aux projets urbains modernes.

Liens externes