Crédit photo : Un naturaliste du Midi Meyer Ch. - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
Avant 1892
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel Avant 1892 (≈ 1892)
Édifié pour Arthur de Roussel sur terres agricoles
3 septembre 2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 3 septembre 2010 (≈ 2010)
Façades, toitures et cage d’escalier protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures, ainsi que la cage d'escalier (cad. HA 996) : inscription par arrêté du 3 septembre 2010
Personnages clés
Arthur de Roussel - Premier propriétaire
Commanditaire de la construction avant 1892
Juge Davé - Donateur à l’Académie
Magistrat ayant cédé l’hôtel
Origine et histoire de l'Hôtel Davé
L'Hôtel Davé est un édifice civil emblématique de la ville de Nîmes, situé au 15 boulevard Talabot et rue Fénelon. Construit à la fin du XIXe siècle, avant 1892, sur d’anciennes terres agricoles, il incarne l’architecture bourgeoise de cette période. Ses façades, ornées d’un perron surélevé et d’un péristyle à colonnes de style Louis XVI, reflètent le goût de l’époque pour le classicisme.
L’hôtel fut initialement édifié pour Arthur de Roussel, puis donné par le juge Davé, magistrat au tribunal de 1re instance, à l’Académie de Nîmes. Son architecture intérieure est remarquable, avec un escalier monumental décoré de stucs et de peintures rouges pompéiennes, ainsi que des salons conservant cheminées en marbre et plafonds stuqués. La distribution des espaces, centrée sur un axe menant au jardin, témoigne d’une conception soignée.
Depuis le 3 septembre 2010, les façades, toitures et la cage d’escalier de l’Hôtel Davé sont protégées au titre des monuments historiques. Aujourd’hui, le bâtiment abrite le Bridge Club Nîmois, illustrant une réutilisation adaptative du patrimoine. Son fronton semi-circulaire et ses entrées symétriques, dont l’une donne sur le boulevard, en font un exemple représentatif de l’urbanisme nîmois de la fin du XIXe siècle.
Les éléments protégés incluent les décors intérieurs comme les frises, les plafonds à caissons moulurés, et les mosaïques, bien que certaines cloisons modernes aient altéré la circulation d’origine. La propriété, désormais gérée par une association, conserve malgré tout une grande partie de son cachet historique, notamment grâce à ses matériaux d’origine : pierre en façade sur rue et enduit sur le jardin.