Frise chronologique
1842
Acquisition par les comtes de Landal
Acquisition par les comtes de Landal
1842 (≈ 1842)
Mariage de Mathilde de Banville et Louis Charles du Breil.
XVIIIe siècle
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification de l’hôtel particulier en pierre.
1944
Bataille de Caen
Bataille de Caen
1944 (≈ 1944)
L’hôtel épargné malgré les destructions environnantes.
1980
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1980 (≈ 1980)
Protection des façades, toitures et décors intérieurs.
1998
Vente par l’État
Vente par l’État
1998 (≈ 1998)
Rachat par le gestionnaire du centre Paul-Doumer.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur la rue Jean-Eudes et sur la cour d'honneur ; portail d'entrée avec sa grille en fer forgé ; pièces suivantes au premier étage avec leur décor de lambris : chambre sud-ouest, bibliothèque, salon, petit cabinet (cad. AZ 881) : inscription par arrêté du 9 juillet 1980
Personnages clés
| Mathilde de Banville de La Londe - Propriétaire par mariage |
Épouse de Louis Charles du Breil de Landal. |
| Louis Charles du Breil de Landal - Comte propriétaire en 1842 |
Acquiert l’hôtel via son mariage. |
Origine et histoire
L’hôtel de Banville est un hôtel particulier situé dans le centre-ville ancien de Caen, entre la rue Jean-Eudes et l’ancien lit du Grand Odon, une rivière aujourd’hui recouverte. Ce quartier, loti au XVIIe siècle autour de l’actuelle place de la République, concentre plusieurs bâtiments historiques. L’hôtel, construit au XVIIIe siècle, se distingue par son plan en L, avec une aile principale sur cour d’honneur et une aile longeant la rue. À l’origine, il était mitoyen de l’hôtel de Boislambert, détruit lors du percement de la rue Paul-Doumer dans les années 1930, ce qui a mis à nu son mur pignon.
En 1842, l’hôtel devient la propriété des comtes de Landal à la suite du mariage de Mathilde de Banville de La Londe avec Louis Charles du Breil de Landal. Au XIXe siècle, il abrite le pensionnat Notre-Dame, en lien avec la proximité de l’église Notre-Dame-de-la-Gloriette. Pendant la bataille de Caen en 1944, l’hôtel échappe aux destructions qui touchent les bâtiments voisins, comme le séminaire des Eudistes. En 1980, il est inscrit aux monuments historiques pour ses façades, toitures, son portail en fer forgé et plusieurs pièces intérieures (bibliothèque, salon, chambre) ornées de lambris.
Acquis par l’État, l’hôtel accueille la direction des affaires culturelles avant d’être vendu en 1998 au gestionnaire du centre Paul-Doumer, situé de l’autre côté de l’allée. Son architecture en pierre de Caen, typique de la région, et son portail orné de deux pots à fleurs en pierre (restaurés en 2017) en font un exemple remarquable du patrimoine civil caennais. Les éléments protégés incluent également la grille en fer forgé du portail et les décors intérieurs du premier étage, témoins de son prestige passé.
La localisation de l’hôtel, au 20-22 rue Jean-Eudes, en fait un témoin des transformations urbaines de Caen, notamment avec la disparition du Grand Odon et la création de la rue Paul-Doumer. Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tant pour son architecture que pour son histoire liée à l’aristocratie locale et à l’éducation religieuse au XIXe siècle.