Construction de l’hôtel 1782-1789 (≈ 1786)
Période de construction initiale documentée.
Début XIXe siècle
Usage comme évêché
Usage comme évêché Début XIXe siècle (≈ 1904)
Bâtiment converti temporairement en évêché.
14 mai 2013
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 14 mai 2013 (≈ 2013)
Protection des façades, toitures et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'hôtel, les façades et toitures de ses dépendances, le portail et ses guérites, la cour et le jardin avec ses puits (cad. AI 197, 198) : inscription par arrêté du 14 mai 2013
Personnages clés
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Origine et histoire de l'Hôtel de Bardine
L’Hôtel de Bardine, situé au 79 rue de Beaulieu à Angoulême, est un exemple remarquable d’architecture néo-classique de la fin du XVIIIe siècle. Construit entre 1782 et 1789, il se distingue par sa façade sur rue divisée en trois parties : un corps central encadré de deux pavillons carrés coiffés de toits pyramidaux. La galerie supérieure, soutenue par des colonnes composites ornées de guirlandes, supporte un attique à balustres et urnes décoratives, reflétant les codes esthétiques de l’époque. Les volutes des chapiteaux et les motifs végétaux soulignent l’influence antique revisitée par le néo-classicisme.
Derrière cette façade, l’organisation spatiale est complexe, avec des escaliers secondaires et des différences de niveaux témoignant d’aménagements successifs. À droite du corps central, un bâtiment à deux étages s’insère entre les tours, tandis qu’à gauche, un porche mène à une cour dotée de guérites en pierre et de communs aux angles arrondis. Ces dépendances abritaient autrefois des écuries au rez-de-chaussée et des logements à l’étage. L’élévation postérieure, avec ses onze travées régulières, contraste avec la symétrie rigoureuse de la façade principale.
L’hôtel a connu une fonction religieuse au début du XIXe siècle, servant brièvement d’évêché. Classé Monument Historique en 2013, il est aujourd’hui protégé pour ses façades, toitures, portail, cour et jardin, incluant un puits. Son état de conservation et sa localisation en font un témoignage précieux du patrimoine angoumoisin, marqué par une précision architecturale et une histoire urbaine riche.
La localisation de l’édifice, notée comme « a priori satisfaisante » (niveau 7/10), et son adresse officielle dans la base Mérimée confirment son ancrage dans le centre-ville d’Angoulême. Le département de la Charente, intégré à la région Nouvelle-Aquitaine, offre un cadre historique où ce type d’hôtel particulier incarnait le prestige des élites locales à la veille de la Révolution française.