Transformation en palais abbatial 1780 (≈ 1780)
Changement de vocation après sa construction.
1793
Conversion en prison
Conversion en prison 1793 (≈ 1793)
Utilisation pendant la Révolution française.
1820
Rachat par la ville d’Arras
Rachat par la ville d’Arras 1820 (≈ 1820)
Devenu collège avec extension construite.
milieu du XVIIIe siècle
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édifié comme résidence aristocratique sur modèle parisien.
22 mars 2012
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques 22 mars 2012 (≈ 2012)
Inscription de l’hôtel et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien hôtel en totalité, avec les ailes des communs, la cour et le portail sur la rue Aristide-Briand (cad. BD 60) : inscription par arrêté du 22 mars 2012
Personnages clés
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Origine et histoire de l'Hôtel de Beauffort
L’Hôtel de Beauffort, construit au milieu du XVIIIe siècle à Arras, incarne le modèle parisien de l’hôtel entre cour et jardin. De style Louis XV, il se distingue par ses deux étages carrés, son toit brisé à la Mansart et son avant-corps central orné de sculptures rocaille. Certains éléments décoratifs annoncent déjà le renouveau classique, reflétant une transition stylistique caractéristique de cette période charnière.
À l’origine résidence aristocratique, l’hôtel change de vocation en 1780 lorsqu’il devient un palais abbatial. La Révolution française marque un nouveau tournant : en 1793, il est transformé en prison. En 1820, la ville d’Arras en fait l’acquisition pour y installer un collège, ajoutant une extension à cette époque. Aujourd’hui, bien que la façade sur jardin ait perdu de sa lisibilité et que l’ancien jardin, désormais goudronné, serve de cour de récréation, l’édifice conserve son portail et ses ailes de communs, protégés depuis 2012.
L’Hôtel de Beauffort illustre les mutations fonctionnelles des bâtiments historiques, passant de résidence privée à équipement public. Son architecture, mêlant rocaille et néoclassicisme, témoigne des évolutions artistiques du XVIIIe siècle. La protection de 2012 couvre l’intégralité de l’ancien hôtel, y compris ses communs et son portail sur la rue Aristide-Briand, soulignant son importance patrimoniale malgré les transformations subies.