Transformations majeures 1720 (≈ 1720)
Remaniement des portes et reconstruction de la façade sous Jean Rouzier.
Seconde moitié du XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Seconde moitié du XVIIe siècle (≈ 1775)
Édification de l'hôtel sous la conduite de François de Beaulac.
XIXe siècle
Modifications ultérieures
Modifications ultérieures XIXe siècle (≈ 1865)
Reprises importantes sur la cour affectant l'ordonnance classique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des façades et des toitures (comprenant les élévations sur la rue de Cannau, sur l'impasse Broussonnet avec l'arceau qui l'enjambe et sur la cour intérieure) et ensemble du grand escalier et des trois pièces décorées en enfilade au premier étage (antichambre, grand salon et pièce contiguë) (cad. HP 270) : inscription par arrêté du 19 juillet 1995
Personnages clés
François de Beaulac
Trésorier de France, responsable de la construction initiale.
Jean Rouzier
Conseiller à la cour des comptes, responsable des transformations en 1720.
Origine et histoire
L'hôtel de Beaulac illustre l'évolution de l'architecture privée urbaine de Montpellier au XVIIe siècle. Il repose sur des structures de demeure médiévale et a été édifié à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle. Au rez-de-chaussée subsistent une salle voûtée d'ogives et un passage en berceau qui s'ouvre au sud sur l'ancienne artère médiévale. L'édifice s'organise autour d'une cour intérieure ; côté ouest, un escalier monumental est desservi en étage par un ordre de colonnes. Le décor d'origine du grand salon — boiseries lambrissées, toiles peintes et plafond peint — est particulièrement remarquable. L'immeuble a fait l'objet de plusieurs campagnes de construction et de transformations importantes au XVIIIe siècle, notamment le remaniement des portes du rez-de-chaussée donnant sur la cour et la reconstruction de la façade sur la rue du Cannau. Les modifications du XIXe siècle sont plus difficiles à discerner mais semblent avoir affecté l'ordonnance classique des étages sur la cour. Sur un gros œuvre d'époque gothique, la reconstruction s'est déroulée en plusieurs étapes, principalement sous la conduite de François de Beaulac, trésorier de France entre 1670 et 1680, puis de Jean Rouzier, conseiller à la cour des comptes, en 1720. Des reprises importantes ont également été menées sur la cour au XIXe siècle.