Frise chronologique
1728
Construction par les Carmes
Construction par les Carmes
1728 (≈ 1728)
Immeuble de rapport près du couvent.
1789
Saisie comme bien national
Saisie comme bien national
1789 (≈ 1789)
Confisqué pendant la Révolution.
1825-1826
Résidence de Chateaubriand
Résidence de Chateaubriand
1825-1826 (≈ 1826)
Écrivain loge dans l'hôtel.
1908
Disparition du jardin
Disparition du jardin
1908 (≈ 1908)
Percement du boulevard Raspail.
16 mars 1926
Inscription monument historique
Inscription monument historique
16 mars 1926 (≈ 1926)
Protection des façades sur rue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades sur la rue et sur le boulevard : inscription par arrêté du 16 mars 1926
Personnages clés
| Ferdinand de Rohan Guéméné - Archevêque de Cambrai |
Locataire avant la Révolution. |
| François-René de Chateaubriand - Écrivain |
Résida de 1825 à 1826. |
| Claude-Victor Perrin - Maréchal de France |
Occupant de 1830 à 1841. |
| Maximilien Constant Delafontaine - Sculpteur |
Décédé dans l'hôtel en 1867. |
Origine et histoire
L'hôtel de Beaune est un hôtel particulier parisien construit vers 1728 par les Carmes sur un terrain proche de leur couvent. Avec l'hôtel de Rothembourg voisin, il fait partie d'une série d'immeubles de rapport édifiés à cette époque. À la veille de la Révolution, il est loué à Mgr Ferdinand de Rohan Guéméné, alors archevêque de Cambrai, avant d'être saisi comme bien national.
Classé monument historique en 1926, l'hôtel conserve ses façades sur la rue du Regard et le boulevard Raspail. Il perd son jardin vers 1908 lors du percement de ce dernier. Parmi ses occupants illustres figurent l'écrivain François-René de Chateaubriand (1825-1826) et le maréchal Claude-Victor Perrin (1830-1841), tandis que le sculpteur Maximilien Delafontaine y décède en 1867.
Le bâtiment illustre l'architecture civile parisienne du XVIIIe siècle, marquée par des transformations urbaines majeures comme la création du boulevard Raspail. Son inscription aux monuments historiques en 1926 protège ses façades, témoins de cette période faste où les hôtels particuliers abritaient l'aristocratie et les élites intellectuelles.