Hôtel de Belleval à Montpellier dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hotel particulier classé

Hôtel de Belleval à Montpellier

  • Place de la Canourgue
  • 34000 Montpellier
Hôtel de Belleval à Montpellier
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Hôtel de Belleval à Montpellier
Hôtel de Belleval à Montpellier
Hôtel de Belleval à Montpellier
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Hôtel de Belleval à Montpellier
Crédit photo : Jean-Marie DAVID - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1669-1682
Construction initiale
Fin du XVIIe siècle
Agrandissement et enrichissement
1816
Acquisition par la ville
1827
Renforcement structurel
1950
Protection partielle
2015
Protection intégrale
2021
Réouverture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et couvertures sur la place de la Canourgue, les rues du Vestiaire, du Puits-des-Esquilles-de-Saint-Pierre ; décoration de la salle au rez-de-chaussée ; décoration de l'ancienne salle des mariages au premier étage : inscription par arrêté du 18 août 1950 - Totalité de l'hôtel figurant au cadastre n°137 : inscription par arrêté du 13 avril 2015

Personnages clés

Charles de Boulhac Conseiller à la cour des comptes, commanditaire de l'édifice.
Gaspard de Belleval Propriétaire ayant enrichi l'hôtel par des acquisitions et des travaux.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Jean de Troy Artiste ayant contribué aux décors sculptés et peints.
Philippe Prost Architecte pilotant la réhabilitation de l'hôtel.
Numa Hambursin Directeur artistique de la fondation d'entreprise GGL-Helenis.

Origine et histoire de l'Hôtel de Belleval

L'ancien hôtel de Belleval, aussi appelé Richer de Belleval, Boulhaco ou ancien hôtel de ville, est un édifice urbain situé place de la Canourgue à Montpellier. Il prend place sur les fondations d'une ancienne habitation de chanoines et résulte, aux XVIIe et XVIIIe siècles, de la réunion et de l'agrandissement de maisons médiévales. Édifié entre 1669 et 1682 pour Charles de Boulhac, conseiller à la cour des comptes, aides et finances, il est ensuite enrichi par des acquisitions et des travaux liés au mariage de Gaspard de Belleval et à des héritages familiaux. La ville l'achète en 1816 pour y installer son hôtel de ville ; l'édifice sert ensuite de bureaux municipaux puis d'annexe judiciaire avant d'être mis en vente au début des années 2010.

La façade principale s'ouvre sur la place par un portail flanqué de pilastres nus et coiffé d'une frise et d'un entablement ; l'imposte, séparée par un pilastre cannelé, est ornée de deux tableaux octogonaux et repose sur un boudin sculpté. Au premier étage, sept fenêtres sont traitées en portes-fenêtres et reliées par un grand balcon soutenu par des consoles sculptées d'acanthes ; au centre, ce balcon présente un encorbellement soutenu par deux termes vêtus de linges. Toutes les baies du premier étage sont abritées sous un entablement droit à modillons et la corniche supérieure est décorée de masques et de têtes de lions.

L'intérieur conserve des décors remarquables : une salle voûtée en berceau porte au sommet un grand tableau encadré de motifs en stuc et entouré de guirlandes tenues par des anges, tandis que les naissances de la voûte conservent des peintures à fresque et que des sujets en bas-relief occupent les angles. L'ancienne salle des mariages du premier étage présente des parois couvertes de gypseries et des portes à vantaux de style Louis XV. Divers décors sculptés et peints, attribués à des artistes comme Jean de Troy et plusieurs sculpteurs, témoignent d'interventions d'époques différentes.

Pour assurer la stabilité de l'édifice, douze colonnes ont été installées au rez-de-chaussée en 1827. L'ensemble des façades et couvertures donnant sur la place, certaines rues adjacentes, ainsi que la décoration de la salle du rez-de-chaussée et de l'ancienne salle des mariages ont été protégés au titre des monuments historiques dès 1950, puis le bâtiment a été intégralement inscrit en 2015.

Vendu en 2017 à la société Helenis (groupe GGL), l'hôtel a fait l'objet d'une réhabilitation pilotée par le cabinet d'architecture Philippe Prost et d'une restauration de ses décors par l'Atelier de Ricou. Après travaux, il a rouvert au public en 2021 et accueille un hôtel Relais & Châteaux de cinq suites et quinze chambres, le restaurant gastronomique Le Jardin des Sens, un bistrot dans l'ancienne cour d'honneur et la fondation d'entreprise GGL-Helenis dédiée à l'art contemporain, sous la direction artistique de Numa Hambursin.

La fondation a commandé plusieurs interventions in situ associant patrimoine et création contemporaine : des plafonds et décors conçus par des artistes tels que Jim Dine, Abdelkader Benchamma, Jan Fabre, Marlène Mocquet et Olympe Racana‑Weiler figurent parmi les œuvres intégrées aux espaces historiques.

Liens externes