Frise chronologique
1706
Première revente
Première revente
1706 (≈ 1706)
Achat par Joseph de Sainte-Mère-Église.
1743
Extension de l’hôtel
Extension de l’hôtel
1743 (≈ 1743)
Charpente datée sous Charles de Sainte-Mère-Église.
1764
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
1764 (≈ 1764)
Vente à Marie Catherine de Hennot d’Arreville.
avril 1814
Visite du duc de Berry
Visite du duc de Berry
avril 1814 (≈ 1814)
Accueil de Charles-Ferdinand d’Artois.
fin XVIIe - début XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XVIIe - début XVIIIe siècle (≈ 1825)
Bâti par Antoine Le Conte de Soigneuze.
6 septembre 1993
Classement MH
Classement MH
6 septembre 1993 (≈ 1993)
Inscription des bâtiments et jardins.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel avec ses décors intérieurs, ainsi que la cour et le jardin avec son mur de soutènement et ses murs de clôture (cad. AM 141, 142) : inscription par arrêté du 6 septembre 1993
Personnages clés
| Antoine Le Conte de Soigneuze - Premier constructeur |
Initiateur de l’hôtel fin XVIIe. |
| Joseph de Sainte-Mère-Église - Premier acquéreur (1706) |
Agrandit le domaine adjacent. |
| Charles de Sainte-Mère-Église - Propriétaire vers 1743 |
Extension côté rue de Poterie. |
| Marie Catherine de Hennot d’Arreville - Propriétaire en 1764 |
Nouvelle phase de transmission. |
| Maximilien de Blangy - Vicomte propriétaire (début XIXe) |
Hôte du duc de Berry. |
| Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry - Invité illustre (1814) |
Séjour lors de la Restauration. |
Origine et histoire
L’hôtel de Blangy est un hôtel particulier construit à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle à Valognes, dans le département de la Manche. Initialement édifié par Antoine Le Conte de Soigneuze, il est rapidement revendiqué en 1706 à Joseph de Sainte-Mère-Église, qui agrandit le domaine avec des terrains adjacents. Les travaux se poursuivent sous Charles de Sainte-Mère-Église, comme en témoigne la charpente datée de 1743.
En 1764, l’hôtel passe entre les mains de Marie Catherine de Hennot d’Arreville, puis Louis René de Crosville acquiert une parcelle supplémentaire pour achever l’aile sud. Au début du XIXe siècle, il appartient à Sophie de Hennot, épouse du vicomte Maximilien de Blangy, qui y accueille en 1814 le duc de Berry, Charles-Ferdinand d’Artois. Ce lieu illustre ainsi l’évolution architecturale et sociale de l’aristocratie normande sur plus d’un siècle.
Classé monument historique en 1993, l’hôtel se distingue par ses décors intérieurs préservés, sa cour pavée avec bassin de pierre, et son jardin en terrasse bordé d’une balustrade classique. L’aile sur la rue de la Poterie, sobre et quasi aveugle, contraste avec les corps centraux des ailes nord et sud, surmontés de frontons triangulaires. Ces éléments reflètent le style architectural en vogue parmi les élites provinciales de l’époque.
La protection officielle couvre non seulement l’édifice et ses intérieurs, mais aussi les espaces extérieurs : la cour, le jardin, et ses murs de clôture. Ces caractéristiques en font un témoignage rare de l’art de vivre des familles nobles en Normandie aux XVIIIe et XIXe siècles, entre héritage classique et adaptations locales.