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Propriété privée
34000 Montpellier, 27 Grand Rue Jean-Moulin
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
3e quart du XVIIIe siècle
Reconstruction de l’hôtel
Reconstruction de l’hôtel 3e quart du XVIIIe siècle (≈ 1862)
Période de construction principale documentée.
12 décembre 1963
Classement partiel
Classement partiel 12 décembre 1963 (≈ 1963)
Façades sur cour et passage voûté inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades sur cour et le passage voûté (cad. L 1111, 1111bis) : inscription par arrêté du 12 décembre 1963
Personnages clés
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Origine et histoire de l'Hôtel de Boussugues
L’Hôtel de Boussugues, situé au 27 Grand’Rue Jean-Moulin à Montpellier, fut reconstruit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, durant le 3e quart de ce siècle. Avant la Révolution, l’immeuble s’étendait jusqu’à la rue des Étuves, parallèle à la Grand’Rue. Son organisation spatiale repose sur un bâtiment principal en façade, une cour intérieure carrée et un passage voûté d’entrée, conçu en biais pour aligner les murs de refend avec la rue du Cygne. Cette obliquité, masquée par une voûte d’arête, permet une harmonie géométrique entre les quatre faces de la cour, presque identiques.
Chaque façade de la cour repose sur deux arcs en anse de panier, séparés par des pilastres cannelés. Les étages supérieurs sont percés de deux fenêtres par niveau, celles du premier étage étant ornées de pilastres corinthiens. Les arcs moulurés et les écoinçons sculptés de feuillages enroulés autour de rosaces à double corolle illustrent le soin apporté à la décoration. Le passage voûté et les façades sur cour, classés en 1963, témoignent de l’importance patrimoniale de cet ensemble architectural.
L’hôtel, représentatif de l’urbanisme montpelliérain du XVIIIe siècle, combine fonctionnalité et esthétique. Son plan ingénieux, adapté aux contraintes du parcellaire médiéval, reflète l’évolution des hôtels particuliers de l’époque, où la symétrie et l’ornementation classique prenaient une place centrale. La localisation en cœur de ville, sur un axe commercial majeur (la Grand’Rue), souligne son rôle dans la vie sociale et économique de Montpellier sous l’Ancien Régime.