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Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1717
Galerie voûtée
Galerie voûtée 1717 (≈ 1717)
Construction de la galerie voûtée sur l'arrière-cour.
1779
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure 1779 (≈ 1779)
Reconstruction presque totale de l'hôtel, incluant la façade et l'escalier.
1781
Aménagements intérieurs
Aménagements intérieurs 1781 (≈ 1781)
Aménagements réalisés par la famille André.
1964
Inscription partielle
Inscription partielle 1964 (≈ 1964)
Première inscription partielle au titre des monuments historiques.
2012
Inscription complète
Inscription complète 2012 (≈ 2012)
Inscription complète de l'hôtel au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôtel en totalité (cad. EY 491) : inscription par arrêté du 25 juin 2012
Personnages clés
Famille d'Aubais
Ancienne famille propriétaire de l'hôtel avant 1620.
Famille de Fabrique
Propriétaire de l'hôtel pendant plus de cent cinquante ans après 1620.
Famille André
Famille ayant réalisé des aménagements en 1781.
Origine et histoire de l'Hôtel de Brueys
L’hôtel dit Hôtel de Brueys, également connu sous les noms d’Hôtel André, d’Hôtel d’Aubais ou plus rarement d’Hôtel de Fabrique, se situe 3 rue Dorée à Nîmes (Gard), région Languedoc-Roussillon. L’édifice, de type hôtel particulier, a été presque entièrement reconstruit en 1779 ; la façade, la colonnade ouvrant sur la cour et l’escalier avec sa rampe datent de cette reconstruction. Une galerie voûtée sur l’arrière-cour remonte à 1717 et quelques rares vestiges plus anciens appartiennent au XVIIe siècle ; il n’existe pas de traces apparentes d’une construction du XVIe siècle. Le bâtiment est souvent appelé Hôtel d’Aubais en référence à la famille qui le possédait avant sa vente en 1620 à la famille de Fabrique, propriétaire pendant plus de cent cinquante ans. La famille André a réalisé des aménagements en 1781. Inscrit partiellement au titre des monuments historiques en 1964, l’hôtel fait l’objet d’une inscription complète depuis 2012. La composition de la façade sur rue est équilibrée par deux avant-corps latéraux et se pare de guirlandes. La porte d’entrée ouvre sur un vestibule voûté d’arêtes dont les côtés sont percés de portes rectangulaires ornées de clés à consoles et de guirlandes. Ce vestibule débouche sur la cour, séparée de l’escalier par un péristyle de quatre colonnes — deux colonnes jumelées au centre et une colonne à chaque extrémité — et, à l’est de la cour, un large passage voûté d’arêtes donne accès à des portes rectangulaires à crossettes aux vantaux à petits panneaux. La cage d’escalier, située entre la cour et le premier vestibule, prend appui contre un pilastre doté d’un grand chapiteau sculpté. La rampe se compose de petits panneaux formés de barreaux droits, terminés en haut et en bas par des volutes et reliés par une forte entretoise ; le cadre supérieur est séparé de la main‑courante par une grecque continue, tandis qu’au palier du premier étage cette composition uniforme est interrompue par un motif. À l’intérieur, les appartements en enfilade conservent leurs décors. L’ensemble présente un portique toscan imposant et une rampe en fer forgé caractéristique des réaménagements de la fin du XVIIIe siècle.