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Propriété privée
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1600
Propriété de Jean Campan
Propriété de Jean Campan 1600 (≈ 1600)
L'hôtel a appartenu à Jean Campan, receveur général des décimes.
1667
Construction initiale
Construction initiale 1667 (≈ 1667)
La maison a été édifiée pour Antoine Bonnier, marchand de laine.
1760
Restauration complète
Restauration complète 1760 (≈ 1760)
Restauration de la façade et construction de l'escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Escalier avec sa rampe en fer forgé (cad. L 1263) : inscription par arrêté du 10 janvier 1964
Personnages clés
Jean Campan
Receveur général des décimes et propriétaire de l'hôtel vers 1600.
Antoine Bonnier
Marchand de laine et receveur des tailles, commanditaire de la construction initiale.
Origine et histoire de l'Hôtel de Campan
L'hôtel a appartenu, vers 1600, à Jean Campan, receveur général des décimes. Il a fait l'objet d'une restauration complète en 1760, qui a notamment concerné la façade sur la rue Saint‑Guilhem et la construction de l'escalier. L'édifice occupe une parcelle en forme de trapèze et son portail ouvre sur un vestibule. Un grand arc en anse de panier s'ouvre sur la cage d'escalier. L'escalier s'élève de droite à gauche autour d'une cage centrale évidée. Les limons hélicoïdaux reposent, par l'intermédiaire de hauts chapiteaux cubiques, sur des colonnes galbées de type dorique, au nombre de quatre par étage. Ces colonnes se superposent exactement sur les trois étages, créant pour l'observateur du bas une perspective fuyante. Le noyau creux de la cage est ovale, avec des extrémités de taille différente. Cette disposition complexe et dissymétrique, peu perceptible à l'œil, provient de la difficulté à raccorder les limons hélicoïdaux aux différents paliers : un palier de départ long de deux mètres, des paliers d'étage longs de quatre mètres et un palier terminal plan. Pour assurer ces raccordements sans sacrifier la perspective de la cage, l'architecte a multiplié les artifices : décalage des degrés de départ et d'arrivée d'un étage à l'autre, jeu sur le gironnement autour de la ligne de foulée, et balèvre à chaque jonction du limon au palier. À l'étage supérieur, quatre pilastres d'égale hauteur soutiennent la rampe qui cerne la cage ovale. La rampe, de type assez simple, présente quatre rangées de spirales en plusieurs enroulements. Ces volutes en fer plat sont assujetties par des bagues plates à de forts barreaux droits. La maison a été édifiée à partir de 1667 pour Antoine Bonnier, marchand de laine et receveur des tailles au diocèse de Castres.