Frise chronologique
1782
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1782 (≈ 1782)
Réalisé par Bertrand pour de Camus.
3 août 1782
Projet définitif validé
Projet définitif validé
3 août 1782 (≈ 1782)
Version réduite après critiques.
1862
Achat par les Sœurs de la Charité
Achat par les Sœurs de la Charité
1862 (≈ 1862)
Changement de propriétaire et d’usage.
1961
Destruction du jardin
Destruction du jardin
1961 (≈ 1961)
Transformation en cour asphaltée.
2 janvier 1986
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
2 janvier 1986 (≈ 1986)
Protection de la façade et des intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La façade sur rue et la toiture correspondante ; l'escalier intérieur avec sa cage et sa rampe en fer forgé ; les pièces suivantes avec leur décor au premier étage : l'antichambre, la chambre blanche, le salon, la chambre rouge (cad. AL 108) : inscription par arrêté du 2 janvier 1986
Personnages clés
| Béatrix-Antoine-Ignace de Camus - Commanditaire et président du parlement |
Propriétaire initial de l’hôtel. |
| Claude-Joseph-Alexandre Bertrand - Architecte bisontin |
Concepteur de l’hôtel en 1782. |
| Charles-François Longin - Contrôleur-voyer de Besançon |
Critiqua le premier projet. |
| Claude-Louis Chazerand - Peintre |
Auteur du plafond de l’escalier. |
Origine et histoire
L’hôtel de Camus est un hôtel particulier édifié en 1782 à Besançon, dans le département du Doubs, par l’architecte Claude-Joseph-Alexandre Bertrand. Commandé par Béatrix-Antoine-Ignace de Camus, alors président du parlement de Besançon, il remplace partiellement un ancien hôtel (l’hôtel d’Etrabonne) et s’inscrit dans le secteur historique de La Boucle. Le projet initial, jugé trop ambitieux, fut revu pour aboutir à un bâtiment de cinq travées sur rue, complété par un jardin en terrasse planté de tilleuls, aujourd’hui disparu.
La façade, en pierre de taille, présente des bossages au rez-de-chaussée et des éléments classiques comme une balustrade. À l’intérieur, l’escalier d’honneur en maçonnerie, orné d’une rampe en fer forgé et d’un plafond peint représentant la Justice (œuvre de Claude-Louis Chazerand), mène à des pièces remarquables : l’antichambre, la chambre blanche, le salon et la chambre rouge, dont les décors sont protégés. Le sous-sol voûté et la cuisine, couverte de voûtes d’arêtes, témoignent d’une conception fonctionnelle et esthétique.
L’hôtel change de vocation en 1862, lorsqu’il est acquis par les Sœurs de la Charité. Au XXe siècle, des modifications majeures interviennent : en 1961, le mur de terrasse et le jardin sont remplacés par une cour asphaltée. Depuis 1986, plusieurs éléments (façade, toiture, escalier et pièces du premier étage) sont inscrits aux monuments historiques, préservant ainsi ce témoignage de l’architecture aristocratique bisontine de la fin de l’Ancien Régime.