Frise chronologique
1630
Construction initiale
Construction initiale
1630 (≈ 1630)
Bâti pour Paul Bailly, aumônier du roi.
1679
Achat par Louis Oger de Cavoye
Achat par Louis Oger de Cavoye
1679 (≈ 1679)
Embellissement par Hardouin-Mansart et Lepautre.
1686
Reconstruction par Gittard
Reconstruction par Gittard
1686 (≈ 1686)
Corps de logis et portail refaits.
1715
Décès de Louis Oger de Cavoye
Décès de Louis Oger de Cavoye
1715 (≈ 1715)
Dans l’hôtel, fin d’une ère.
1949
Classement monument historique
Classement monument historique
1949 (≈ 1949)
Façades, toitures et décors protégés.
2021
Rachat par François Pinault
Rachat par François Pinault
2021 (≈ 2021)
Restauration engagée pour 80 millions d’euros.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures sur cour et sur jardin ; portail et mur sur la rue ; décoration du grand salon du rez-de-chaussée : inscription par arrêté du 8 juin 1949
Personnages clés
| Paul Bailly - Premier propriétaire |
Fils de Chrestienne Leclerc du Vivier. |
| Hugo Grotius - Juriste néerlandais |
Exilé en France, y aurait séjourné. |
| Louis Oger de Cavoye - Marquis et propriétaire |
Embellit l’hôtel au XVIIe siècle. |
| Jules Hardouin-Mansart - Architecte décorateur |
Intervient pour Cavoye en 1679. |
| Antoine Lepautre - Décorateur |
Collabore à l’embellissement de l’hôtel. |
| Daniel Gittard - Maître d’œuvre |
Reconstruit corps de logis et portail. |
| Bernard Tapie - Ancien propriétaire |
Résidence principale jusqu’en 2021. |
| François Pinault - Propriétaire actuel |
Rachat et restauration depuis 2021. |
Origine et histoire
L’hôtel de Cavoye, construit en 1630 pour Paul Bailly, aumônier du roi, aurait accueilli en 1640 le juriste Hugo Grotius, exilé en France. Son histoire est marquée par des transformations majeures : en 1679, Louis Oger de Cavoye l’acquiert et le fait décorer par Jules Hardouin-Mansart et Antoine Lepautre. En 1686, Daniel Gittard reconstruit le corps de logis et le portail pour le marquis de Cavoye et son épouse, Louise Philippe de Coëtlogon. Louis Oger de Cavoye y décède en 1715, scellant son lien avec ce lieu.
Au XIXe siècle, l’hôtel change plusieurs fois de mains avant d’être vendu en 1923 à Madame Lehr, une millionnaire américaine. Au XXe siècle, il abrite la revue Futuribles puis devient la propriété d’Hubert de Givenchy en 1981. En 1986, Bernard Tapie l’achète pour 100 millions de francs comme résidence principale, le conservant malgré les pressions du Crédit Lyonnais. Tapie y décède en 2021, peu avant son rachat par François Pinault pour 80 millions d’euros, qui entame alors sa restauration.
Classé monument historique depuis 1949 pour ses façades, toitures, portail et décors intérieurs (notamment le grand salon), l’hôtel allie 600 m2 de surface habitable et 1 000 m2 de jardins. Son architecture reflète les fastes du XVIIe siècle parisien, tandis que son histoire récente illustre son attrait pour les personnalités influentes, des intellectuels aux hommes d’affaires.
Les sources disponibles, dont Wikipedia et Monumentum, soulignent son importance patrimoniale, avec des contributions architecturales majeures de Gittard, Hardouin-Mansart et Lepautre. L’adresse exacte, 52 rue des Saints-Pères, et sa localisation dans le 7e arrondissement en font un témoin privilégié de l’évolution du quartier Saint-Germain-des-Prés.
L’hôtel de Cavoye incarne ainsi près de quatre siècles d’histoire, des cercles royaux du XVIIe siècle aux transactions immobilières contemporaines, tout en préservant un cadre architectural exceptionnel. Sa protection au titre des monuments historiques garantit la pérennité de ce patrimoine parisien emblématique.