Frise chronologique
12-15 juin 1940
Présence de Charles de Gaulle
Présence de Charles de Gaulle
12-15 juin 1940 (≈ 14)
Étude du « réduit breton » face aux Allemands.
vers 1610
Construction initiale
Construction initiale
vers 1610 (≈ 1610)
Édifié pour André Barrin, seigneur de Boisgeffroi.
1731-1797
Occupation par René Le Prestre
Occupation par René Le Prestre
1731-1797 (≈ 1764)
Seigneur de Châteaugiron réside dans l’hôtel.
1860-1869
Résidence d’Élisa Baciocchi
Résidence d’Élisa Baciocchi
1860-1869 (≈ 1865)
Nièce de Napoléon Ier aménage l’hôtel.
18 janvier 1967
Classement monument historique
Classement monument historique
18 janvier 1967 (≈ 1967)
Protection des façades et de l’escalier.
2011
Siège de l’état-major de soutien Défense
Siège de l’état-major de soutien Défense
2011 (≈ 2011)
Utilisation militaire contemporaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier principal avec sa rampe en fer forgé (cad. B 1011, 1012) : inscription par arrêté du 18 janvier 1967
Personnages clés
| André Barrin - Seigneur de Boisgeffroi |
Commanditaire de la construction vers 1610. |
| René Le Prestre - Seigneur de Châteaugiron |
Propriétaire de 1731 à 1797. |
| Élisa Napoléone Baciocchi - Nièce de Napoléon Ier |
Propriétaire et aménageuse de 1860 à 1869. |
| Charles de Gaulle - Général et homme d'État |
Présent en 1940 pour le réduit breton. |
Origine et histoire
L’hôtel de Châteaugiron, aussi appelé hôtel de Boisgeffroi, est un hôtel particulier situé au 10-12 rue de Corbin à Rennes, dans le quartier Centre. Construit vers 1610 pour André Barrin, seigneur de Boisgeffroi, il est ensuite occupé par plusieurs propriétaires, dont René Le Prestre, seigneur de Châteaugiron, de 1731 à 1797. L’édifice, typique de l’architecture aristocratique du XVIIIe siècle, se distingue par sa cour ouverte sur la rue et son portail surmonté d’un fronton triangulaire.
Au XIXe siècle, Élisa Napoléone Baciocchi, nièce de Napoléon Ier, y réside de 1860 à 1869 et y apporte des aménagements notables, comme l’escalier principal et la marquise de la cour. L’hôtel est ensuite acquis par le département de la Guerre en 1869 et reste une propriété militaire jusqu’à aujourd’hui. Il abrite notamment, en 2000, l’hôtel de commandement de la région terre Nord-Ouest, puis, en 2011, l’état-major de soutien Défense de Rennes.
Un épisode marquant de son histoire contemporaine est la présence de Charles de Gaulle les 12 et 15 juin 1940, où il étudie la mise en place du « réduit breton », une ligne de défense face à l’avancée allemande. Une plaque commémorative rappelle cet événement. Classé monument historique depuis 1967, l’hôtel allie patrimoine architectural et mémoire militaire, reflétant les transformations de Rennes à travers les siècles.
L’édifice se compose de deux ailes en retour d’équerre, avec un pavillon central légèrement en saillie. Son escalier principal, doté d’une rampe en fer forgé, ainsi que ses façades et toitures, sont protégés depuis l’inscription de 1967. Aujourd’hui, bien que propriété de l’armée, il reste un témoignage de l’histoire aristocratique et stratégique de la Bretagne.