Frise chronologique
1783-1784
Séjour de Ferdinand d'Autriche
Séjour de Ferdinand d'Autriche
1783-1784 (≈ 1784)
Frère de Marie-Antoinette en cure.
milieu du XVIIIe siècle
Reconstruction par Dedons de Pierrefeu
Reconstruction par Dedons de Pierrefeu
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Transformation majeure de l’hôtel particulier.
25 mars 1929
Classement monument historique
Classement monument historique
25 mars 1929 (≈ 1929)
Protection des façades et rampe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et la rampe d'escalier en fer forgé : inscription par arrêté du 25 mars 1929
Personnages clés
| Esprit Dedons de Pierrefeu - Propriétaire et reconstructeur |
Maréchal des Armées du Roi. |
| Ferdinand d'Autriche - Hôte illustre en 1783-1784 |
Archiduc en cure thermale. |
| Hippolyte Guillibert - Propriétaire félibre au XIXe |
Bâtonnier et mécène culturel. |
| Jean-Pancrace Chastel - Sculpteur attribué |
Auteur des mascarons. |
Origine et histoire
L’hôtel de Châteauneuf, aussi appelé hôtel Dedons de Pierrefeu ou de Guillibert, est un hôtel particulier situé au 14 rue Mazarine à Aix-en-Provence. Bien que sa construction initiale remonte probablement à la première moitié du XVIIe siècle pour la famille de Châteauneuf, il fut entièrement reconstruit et transformé au milieu du XVIIIe siècle par Esprit Dedons de Pierrefeu, chevalier de Saint Louis et maréchal des Camps et Armées du Roi. Ce dernier lui donna son aspect actuel, marqué par une architecture élégante et des décors sculptés.
En 1783 et 1784, l’hôtel accueillit l’archiduc Ferdinand d’Autriche, frère de Marie-Antoinette, venu « prendre les eaux » à Aix. Au XIXe siècle, il changea plusieurs fois de mains : racheté en 1803 par la comtesse de La Tour du Pin, puis en 1841 par Louis de Clapiers, avant d’être acquis par le baron Hippolyte Guillibert, félibre et bâtonnier de l’Ordre des avocats. Sous sa propriété, l’hôtel devint un lieu de rencontre pour des figures littéraires provençales comme Frédéric Mistral, Folco de Baroncelli-Javon et Joseph d’Arbaud.
Classé monument historique en 1929 pour ses façades nord et sud ornées de mascarons attribués au sculpteur Jean-Pancrace Chastel, ainsi que pour sa rampe en fer forgé du XVIIIe siècle, l’hôtel abrite aujourd’hui une copropriété privée. Ses vitraux du XIXe siècle et sa porte principale flanquée de pilastres ioniques témoignent de son riche passé architectural. Bien que non ouvert au public, il reste un symbole du patrimoine aixois et provençal.
Les éléments protégés incluent les deux façades et la rampe d’escalier, inscrits à l’inventaire des monuments historiques depuis le 25 mars 1929. L’hôtel illustre l’évolution des hôtels particuliers aixois, passant de résidences aristocratiques à des lieux de vie bourgeoise, tout en conservant des traces des mouvements culturels comme le félibrige.