Frise chronologique
1584–1588
Extension majeure
Extension majeure
1584–1588 (≈ 1586)
Ajout corps de logis et galeries à deux niveaux.
XVIe siècle (1ère moitié)
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (1ère moitié) (≈ 1650)
Maison à pignon sur rue avec boutique.
XVIe siècle (guerres civiles)
Tour défensive
Tour défensive
XVIe siècle (guerres civiles) (≈ 1650)
Bâtie dans le jardin pour protection.
1752–1763
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement
1752–1763 (≈ 1758)
Corps ouest fermé sur remparts.
31 mai 2013
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
31 mai 2013 (≈ 2013)
Protection des façades, galeries et tours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l'hôtel : les façades et les toitures des trois corps de logis ; les galeries des corps de logis est, sur rue, et sud, en fond de cour, en totalité ; le passage reliant, à l'étage, les corps de logis sud et ouest ; l'escalier, à l'intérieur du corps de logis est ; la tour carrée du corps de logis est, en totalité ; la tour d'escalier, circulaire, du corps de logis sud, en totalité ; la tour défensive carrée, dans le jardin, en totalité ; les cours ; le passage sous le corps de logis sud ; les jardins ; le portail sur rue ; les murs de clôture (cad. BO 237 à 239 - 24, rue du Docteur-Fardeau, 241 - Ville Haute) : inscription par arrêté du 31 mai 2013
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources |
Propriétaires ou architectes non mentionnés. |
Origine et histoire
L’Hôtel de Châtillon de Villemorand, aussi nommé Hôtel de Busson de l'Age, est un édifice emblématique de la Ville Haute du Blanc, en Centre-Val de Loire. Construit initialement comme une maison à pignon sur rue dans la première moitié du XVIe siècle, il comportait une boutique au rez-de-chaussée et s’élevait sur une voie majeure menant à la porte de Bélâbre, l’une des cinq entrées principales de la cité. Son architecture reflète l’ascension sociale de la bourgeoisie locale, avec des aménagements successifs marquant son prestige croissant.
Entre 1584 et 1588, l’hôtel connut une extension majeure : un corps de logis perpendiculaire fut ajouté en fond de cour, desservi par un escalier en vis dans une tour ronde et une galerie à deux niveaux ouverte, soutenue par des piliers de pierre et de bois. Une seconde galerie, plaquée sur la façade sur cour, reliait les deux ailes via une tour carrée, créant une circulation fluide à l’étage. Les chapiteaux cubiques des galeries, sculptés de motifs maladroits, et une tour défensive bâtie à l’arrière (témoin des guerres civiles ayant secoué Le Blanc) complètent cet ensemble hybride, à la fois résidentiel et protecteur.
Au XVIIIe siècle, entre 1752 et 1763, l’hôtel fut restauré et agrandi par la construction d’un corps de bâtiment ouest fermant la cour, édifié sur les anciens remparts de la ville. Cette phase marqua l’achèvement de sa configuration actuelle. Les galeries conservées et les éléments défensifs de la tour du jardin constituent aujourd’hui les atouts majeurs du monument, classé Monument Historique en 2013. Son évolution architecturale, du XVe au XVIIIe siècle, illustre parfaitement les adaptations des demeures bourgeoises aux contextes politiques et sociaux de l’époque.
L’hôtel se distingue par ses éléments protégés : façades, toitures, galeries, escaliers, tours (carrée et défensive), cours, jardins, et portail sur rue. Ces caractéristiques en font un témoignage rare de l’habitat urbain aristocratique en Basse-Marche, entre Renaissance et siècle des Lumières. Son adresse actuelle, 24 rue du Docteur-Fardeau, confirme son ancrage dans le tissu historique de la ville.