Hôtel de Châtillon de Villemorand (autrement de Busson de l'Age), sis Ville Haute
24 Rue du Docteur-Fardeau
36300 Le Blanc
Propriété privée
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1584-1588
Extension et ajout
Extension et ajout 1584-1588 (≈ 1586)
Ajout d'un corps de logis perpendiculaire et d'une galerie ouverte à deux niveaux.
Première moitié du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Édification d'une maison à pignon sur rue avec une boutique au rez-de-chaussée.
XVIe siècle
Tour défensive
Tour défensive XVIe siècle (≈ 1650)
Construction d'une tour défensive à l'arrière, donnant sur les jardins.
1752-1763
Restauration et extension
Restauration et extension 1752-1763 (≈ 1758)
Restauration de l'édifice et construction d'un corps de bâtiment fermant la cour à l'ouest.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties suivantes de l'hôtel : les façades et les toitures des trois corps de logis ; les galeries des corps de logis est, sur rue, et sud, en fond de cour, en totalité ; le passage reliant, à l'étage, les corps de logis sud et ouest ; l'escalier, à l'intérieur du corps de logis est ; la tour carrée du corps de logis est, en totalité ; la tour d'escalier, circulaire, du corps de logis sud, en totalité ; la tour défensive carrée, dans le jardin, en totalité ; les cours ; le passage sous le corps de logis sud ; les jardins ; le portail sur rue ; les murs de clôture (cad. BO 237 à 239 - 24, rue du Docteur-Fardeau, 241 - Ville Haute) : inscription par arrêté du 31 mai 2013
Origine et histoire de l'Hôtel de Châtillon de Villemorand
L'hôtel se situe sur une voie importante qui conduisait à la porte de Bélâbre, l'une des cinq entrées principales de la ville haute. À l'origine se trouvait une maison à pignon sur rue, élevée dans la première moitié du XVIe siècle, avec une boutique au rez-de-chaussée. Entre 1584 et 1588, un corps de logis perpendiculaire fut ajouté en fond de cour ; il est desservi par un escalier en vis logé dans une tour ronde à l'extrémité ouest et par une galerie ouverte à deux niveaux longeant la façade sur cour. Des piliers en pierre, posés au sol, portent la galerie haute qui est divisée en quatre travées par des piliers de bois reposant sur un mur-bahut. À la même époque, une seconde galerie fut plaquée contre la façade sur cour de la maison à pignon : au même niveau que celle du bâtiment sud, elle traversait une tour carrée, se prolongeait au-delà et reliait les deux corps de logis perpendiculaires. Pilastres et un pilier en pierre élevés sur un mur-bahut soutiennent la sablière du plancher de l'étage, à l'origine ouvert et structuré en travées par des piliers de bois appuyés sur un mur-bahut. Les chapiteaux cubiques des supports des deux galeries portent des sculptures de facture assez maladroite. À l'arrière, donnant sur les jardins, une tour défensive a été bâtie à l'époque des guerres civiles qui secouèrent Le Blanc. Entre 1752 et 1763, l'édifice fut restauré et un corps de bâtiment fermant la cour à l'ouest fut construit sur les remparts de la ville. La bonne conservation des galeries et des éléments défensifs de la tour du jardin constitue l'intérêt principal de cet hôtel, dont l'évolution architecturale illustre celle des demeures de la bourgeoisie locale du XVe au XVIIIe siècle.