Frise chronologique
1641
Décès de Claude Touchet
Décès de Claude Touchet
1641 (≈ 1641)
Transmission à sa fille et Jean Godart.
1644
Achat par le 1er duc de Chaulnes
Achat par le 1er duc de Chaulnes
1644 (≈ 1644)
Honoré d'Albert d'Ailly devient propriétaire.
1701
Vente à la famille Nicolaÿ
Vente à la famille Nicolaÿ
1701 (≈ 1701)
Jean Aymar de Nicolaÿ acquiert l’hôtel.
Début XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Appartenance à Pierre Fougeu, sieur Descures.
1794
Guillotine d’Aymar Charles de Nicolaÿ
Guillotine d’Aymar Charles de Nicolaÿ
1794 (≈ 1794)
Séquestre révolutionnaire puis restitution en 1795.
Fin XVIIe siècle
Agrandissement par Hardouin-Mansart
Agrandissement par Hardouin-Mansart
Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Construction de l’aile droite pour le 3e duc.
Milieu XIXe siècle
Résidence de la tragédienne Rachel
Résidence de la tragédienne Rachel
Milieu XIXe siècle (≈ 1950)
Obsèques célèbres en 1858 place des Vosges.
1954
Classement monument historique
Classement monument historique
1954 (≈ 1954)
Protection de la façade et des toitures.
2022
Inscription du 1er étage
Inscription du 1er étage
2022 (≈ 2022)
Protection supplémentaire des intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre Fougeu, sieur Descures - Conseiller du roi |
Premier propriétaire connu au XVIIe siècle. |
| Louis XIII - Roi de France |
Séjourne lors de l’inauguration de la place Royale. |
| Honoré d'Albert d'Ailly - 1er duc de Chaulnes, maréchal de France |
Acheteur en 1644, donne son nom à l’hôtel. |
| Charles d'Albert d'Ailly - 3e duc de Chaulnes |
Commande l’aile droite à Hardouin-Mansart. |
| Jules Hardouin-Mansart - Architecte |
Conçoit l’aile droite de la cour. |
| Jean Aymar de Nicolaÿ - Marquis de Goussainville |
Propriétaire de 1701 à 1737. |
| Rachel - Tragédienne |
Habite l’hôtel au XIXe siècle. |
| Eugène Bethmont - Homme politique |
Occupant notable de l’hôtel. |
| Anatole de Montaiglon - Historien de l’art |
Résident de l’hôtel. |
Origine et histoire
L'hôtel de Chaulnes, également appelé hôtel Descures ou hôtel Nicolay-Goussainville, est un hôtel particulier emblématique situé au 9 place des Vosges, dans le 4e arrondissement de Paris. Construit au début du XVIIe siècle, il s’inscrit dans l’ensemble architectural de la place Royale (aujourd’hui place des Vosges), un lieu prestigieux de la capitale. Sa façade et ses toitures, ainsi que sa galerie voûtée, sont classées monuments historiques depuis 1954, tandis que d’autres éléments intérieurs ont été protégés plus récemment, en 2022.
Au début du XVIIe siècle, l’hôtel appartient à Pierre Fougeu, sieur Descures, conseiller du roi et époux de Claude Touchet. Le jeune Louis XIII y séjourne lors des fêtes inaugurales de la place Royale, marquant ainsi son importance dès ses débuts. À la mort de Claude Touchet en 1641, le bien passe à sa fille, mariée à Jean Godart, conseiller au Parlement, avant d’être vendu en 1644 à Honoré d'Albert d'Ailly, 1er duc de Chaulnes et maréchal de France.
Le 3e duc de Chaulnes, Charles d'Albert d'Ailly, hérite de l’hôtel et confie à Jules Hardouin-Mansart la construction de l’aile droite dans la cour. En 1701, après sa mort, l’hôtel est acquis par Jean Aymar de Nicolaÿ, marquis de Goussainville, dont les descendants le conservent jusqu’à la Révolution. Pendant cette période, Aymar Charles de Nicolaÿ, dernier propriétaire de la famille, est guillotiné en 1794, et l’hôtel, placé sous séquestre, est restitué en 1795.
Au XIXe siècle, l’hôtel accueille des figures marquantes comme la tragédienne Rachel, dont les obsèques en 1858 attirent une foule sur la place des Vosges. Il est aussi habité par des personnalités telles que l’homme politique Eugène Bethmont et l’historien de l’art Anatole de Montaiglon. Aujourd’hui, le premier étage abrite le siège de l’Académie d’architecture, perpétuant son lien avec le patrimoine culturel français.
Les transformations successives de l’hôtel reflètent son histoire mouvementée, des mains de l’aristocratie sous l’Ancien Régime à celles de familles bourgeoises aux XIXe et XXe siècles. Son architecture, marquée par les interventions de Hardouin-Mansart, et ses occupants illustres en font un témoin privilégié de l’histoire parisienne, de la monarchie à la République.
Devenir actuel
Le 1er étage est actuellement le siège de l'Académie d'architecture.