Origines médiévales XIIe siècle (≈ 1250)
Colonnette romane et arcades en arc brisé.
XVIe siècle
Ajout de la tourelle
Ajout de la tourelle XVIe siècle (≈ 1650)
Surélévation et fenêtres à moulures.
XVIIe–XVIIIe siècles
Agrandissements et décors
Agrandissements et décors XVIIe–XVIIIe siècles (≈ 1850)
Boiseries, plafonds à la française.
14 avril 1951
Classement MH
Classement MH 14 avril 1951 (≈ 1951)
Façades et toitures inscrites.
Fin XIXe siècle
Vente des bas-reliefs
Vente des bas-reliefs Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Œuvres de Pierre Vaneau au Louvre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures : inscription par arrêté du 14 avril 1951
Personnages clés
Pierre Vaneau - Sculpteur
Auteur des bas-reliefs vendus au Louvre.
Origine et histoire de l'Hôtel de Chaumeils
L’hôtel de Chaumeils, situé au Puy-en-Velay, présente des traces architecturales remontant au XIIe siècle, comme une colonnette et son chapiteau au premier étage. Les arcades en arc brisé, datant probablement du XIIIe siècle, suggèrent une utilisation commerciale dès cette époque, avec des boutiques en rez-de-chaussée. Ces éléments romans, dont une fenêtre aveugle en mosaïque noire et blanche, témoignent de son origine médiévale.
Au XVIe siècle, une tourelle d’escalier est ajoutée, marquant une surélévation de l’édifice. La façade conserve des fenêtres à moulures prismatiques et une porte en anse de panier, aujourd’hui murée, surmontée d’un écusson martelé. Ces modifications reflètent une adaptation aux styles Renaissance, tout en intégrant des structures plus anciennes.
Entre les XVIIe et XVIIIe siècles, l’hôtel est agrandi et embelli par ses propriétaires, avec des décors intérieurs typiques de l’époque : boiseries, plafonds à la française, cheminées et stucs. La façade Polignac, datant du XVIIIe siècle, relie la tour à une entrée ornée de boiseries. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’écurie abritait deux bas-reliefs de Pierre Vaneau, vendus au Louvre.
Les façades et toitures sont inscrites aux monuments historiques en 1951, reconnaissant leur valeur patrimoniale. L’édifice illustre ainsi près de six siècles d’évolution architecturale, du Moyen Âge à l’époque classique, tout en conservant des éléments originaux comme les arcades médiévales ou la colonnette romane.