Frise chronologique
1901
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1901 (≈ 1901)
Bâti pour Paul de Choudens par Charles Girault.
1944
Transformation en école de théâtre
Transformation en école de théâtre
1944 (≈ 1944)
Accueil de l’ENSATT depuis cette date.
25 mars 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
25 mars 1980 (≈ 1980)
Protection des façades, toitures et escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Paul de Choudens - Commanditaire et éditeur de musique |
Propriétaire initial de l’hôtel particulier. |
| Charles Girault - Architecte |
Concepteur de l’hôtel et du Petit Palais. |
Origine et histoire
L’Hôtel de Choudens est un hôtel particulier construit au 21 rue Blanche, dans le 9e arrondissement de Paris, au début du XXe siècle. Édifié en 1901 par l’architecte Charles Girault — également concepteur du Petit Palais —, il se distingue par son style baroque. Ce monument fut commandé par Paul de Choudens, éditeur de musique renommé, pour en faire sa résidence privée. Son architecture reflète l’opulence et l’éclectisme en vogue parmi les élites parisiennes de l’époque.
La protection de l’Hôtel de Choudens intervint en 1980, avec l’inscription de ses façades, toitures, escalier intérieur (et sa rampe en fer forgé) ainsi que son jardin d’hiver. Depuis 1944, le bâtiment accueille l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT), marquant ainsi son passage d’une fonction résidentielle à un usage culturel et pédagogique. La localisation approximative, notée comme « passable » (5/10), situe aussi l’adresse aux abords de la rue Drouot, dans le même arrondissement.
Charles Girault, architecte majeur de la Belle Époque, imprime ici sa signature en mêlant références classiques et audaces décoratives. La propriété, aujourd’hui communale, illustre l’évolution des hôtels particuliers parisiens : d’abord symboles de prestige individuel, ils deviennent ensuite des lieux dédiés à l’intérêt public. Les éléments protégés, comme le jardin d’hiver, témoignent de l’attention portée aux espaces intérieurs, caractéristiques des demeures bourgeoises de cette période.