Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1723
Description des salles
Description des salles 1723 (≈ 1723)
Un état des lieux décrit les salles de réception et leurs décorations.
3e quart XVIIe siècle
Construction de l'hôtel
Construction de l'hôtel 3e quart XVIIe siècle (≈ 1762)
Édification de l'hôtel particulier avec conservation d'éléments gothiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel Frantin : inscription par arrêté du 5 mai 1937
Personnages clés
Jean de Cirey
Propriétaire ayant fait poser des plaques de cheminée à ses armes.
André Bourée
Historien ayant décrit l'hôtel et ses vestiges en 1945.
Louis XIV
Buste présent dans la grande salle de réception.
Origine et histoire de l'Hôtel de Cirey
L'Hôtel Frantin, dit aussi de Cirey, est un hôtel particulier de Dijon situé dans son secteur sauvegardé, au 62 rue Chabot-Charny. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1937. L'édifice a été construit sur un hôtel gothique ; une partie de la façade en pan coupé, avec des fenêtres entourées d'œils-de-bœuf aux deux niveaux, a été conservée. André Bourée note en 1945 que, dans le corps de bâtiment situé derrière cette façade, subsistent des vestiges d'une construction du XVe siècle : fronton d'une porte en pierre entourée de moulures gothiques, corbeaux de pierre soutenant les poutres et porte en bois à décor gothique. La nouvelle construction comprenait, outre la partie donnant sur la rue, deux ailes formant une équerre autour de la cour. Un état des lieux de 1723 précise que le premier étage ne comportait que des salles de réception. Bourée décrit ces pièces : une grande salle de dix mètres sur sept avec une vaste cheminée et un buste de Louis XIV ; un salon en grande partie boisé, équipé de glaces et mesurant sept mètres sur six, dont le plafond voûté peint représente le Triomphe de Léda ; et deux autres grandes pièces, dont l'une est aussi boiserie. Dans le salon et dans deux pièces, Jean de Cirey fit poser des plaques de cheminée portant ses armes : d'azur à deux lévriers rampants et affrontés d'argent, accolés de gueules, bouclés et cloués d'or. La date de 1660, gravée sur la poulie du puits, paraît correspondre à l'achèvement de cet ensemble, hypothèse appuyée par l'architecture des fenêtres, comparable à celle d'autres hôtels parlementaires de la même époque.