Frise chronologique
vers 1660
Achèvement supposé de l'hôtel
Achèvement supposé de l'hôtel
vers 1660 (≈ 1660)
Date gravée sur la poulie du puits.
1723
État des lieux détaillé
État des lieux détaillé
1723 (≈ 1723)
Description des salles de réception intérieures.
5 mai 1937
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
5 mai 1937 (≈ 1937)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hôtel Frantin : inscription par arrêté du 5 mai 1937
Personnages clés
| Jean de Cirey - Propriétaire ou commanditaire |
Armoiries présentes sur les cheminées. |
| André Bourée - Historien local |
A décrit l'hôtel en 1945. |
Origine et histoire
L’Hôtel de Cirey, également connu sous le nom d’Hôtel Frantin, est un hôtel particulier situé au 62 rue Chabot-Charny, dans le secteur sauvegardé de Dijon. Construit sur les vestiges d’un hôtel gothique du XVe siècle, il conserve des éléments architecturaux médiévaux, comme une façade en pan coupé avec des fenêtres entourées d’œils-de-bœuf, ainsi que des corbeaux en pierre et une porte en bois sculptée à l’intérieur. Ces vestiges témoignent de son origine médiévale, bien que la structure actuelle date principalement du 3e quart du XVIIe siècle.
La reconstruction de l’hôtel, probablement achevée vers 1660 comme l’indique la poulie du puits, a intégré deux ailes en équerre autour d’une cour. Un état des lieux de 1723 décrit des salles de réception somptueuses au premier étage, dont un salon orné de boiseries, de glaces et d’un plafond peint représentant Le Triomphe de Léda. Les cheminées portaient les armes de Jean de Cirey, suggérant son rôle dans l’aménagement des lieux.
L’Hôtel de Cirey a été inscrit aux monuments historiques en 1937 pour son intérêt architectural et historique. Son mélange de styles, alliant des traces gothiques à une structure classique, reflète les transformations urbaines de Dijon entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Les descriptions d’André Bourée en 1945 soulignent la richesse des décors intérieurs, aujourd’hui partiellement conservés.
Le bâtiment illustre également l’architecture des hôtels parlementaires dijonnais du XVIIe siècle, avec des fenêtres caractéristiques de cette période. Son inscription au patrimoine protège à la fois sa façade médiévale et ses aménagements intérieurs baroques, offrant un témoignage rare de l’évolution des élites locales et de leur cadre de vie.