Frise chronologique
vers 1631
Construction initiale
Construction initiale
vers 1631 (≈ 1631)
Pour Jacques Gontier, conseiller au Parlement
1776
Décoration du salon
Décoration du salon
1776 (≈ 1776)
Grisailles par Parrocel pour Claude Trutat
28 décembre 1849
Décès de Quatremère de Quincy
Décès de Quatremère de Quincy
28 décembre 1849 (≈ 1849)
Dans l’hôtel, architecte et homme politique
15 février 1949
Classement des décors intérieurs
Classement des décors intérieurs
15 février 1949 (≈ 1949)
Plafond, salon et cabinet circulaire protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Une pièce contenant le plafond à poutres et solives apparentes ; le salon décoré de lambris en chêne et le petit cabinet de travail circulaire : classement par arrêté du 15 février 1949
Personnages clés
| Jacques Gontier - Commanditaire initial |
Conseiller au Parlement de Paris |
| Claude Trutat - Occupant au XVIIIe siècle |
Notaire au Châtelet, donne son nom |
| Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy - Architecte et homme politique |
Y vécut et y mourut |
| Joseph-Ignace-François Parrocel - Peintre décorateur |
Auteur des grisailles en 1776 |
| Eugène Müntz - Académicien résident |
Membre de l’Académie des inscriptions |
| Henry de Jouvenel - Homme politique résident |
Ministre et sénateur |
Origine et histoire
L’hôtel de Claude Trutat, aussi appelé hôtel Quatremère de Quincy, est un hôtel particulier parisien situé au 14 rue de Condé, dans le 6e arrondissement. Construit vers 1631 pour Jacques Gontier, conseiller au Parlement de Paris, il illustre l’architecture aristocratique du début du XVIIe siècle. Son nom actuel provient de Claude Trutat, notaire au Châtelet qui l’occupe au XVIIIe siècle et y laisse son empreinte décorative.
Au XIXe siècle, l’hôtel est marqué par des résidents prestigieux, dont l’architecte et homme politique Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy, qui y meurt en 1849. Les façades, remaniées au début du XIXe siècle, contrastent avec l’intérieur préservé, où subsistent un plafond à solives du XVIIe siècle et un salon orné de lambris en chêne. Les dessus-de-porte en grisaille, peints par Joseph-Ignace-François Parrocel en 1776, témoignent du raffinement de l’époque de Claude Trutat.
Le portail d’entrée, de style Empire, et les éléments intérieurs classés (plafond, salon, cabinet circulaire) par arrêté du 15 février 1949 soulignent la valeur patrimoniale de l’édifice. L’hôtel a également abrité des figures comme Eugène Müntz, académicien, et Henry de Jouvenel, ministre et sénateur, renforçant son ancrage dans l’histoire culturelle et politique française.